Rien ne vous oblige à accepter une offre d'indemnisation, et une offre rapide n'est pas nécessairement une bonne offre. Tant que votre état de santé n'est pas consolidé, l'ampleur des séquelles n'est pas mesurable. Une transaction signée éteint votre droit d'agir, sauf aggravation médicalement démontrée : ce que vous acceptez aujourd'hui vaut solde de tout compte.
Après un accident, la victime se retrouve face à des interlocuteurs qui évaluent des préjudices tous les jours, avec leurs propres barèmes et leurs propres intérêts. L'écart entre une première proposition et le résultat d'une évaluation contradictoire est fréquemment considérable.
Une offre n'est pas un aboutissement, c'est un point de départ de discussion. Elle se compare poste par poste à ce que le dossier médical justifie réellement.
La marche à suivre
001
Ne rien signer avant d'avoir fait le point
Une acceptation se révoque difficilement. Avant toute signature, le dossier médical, la date de consolidation et la liste des postes couverts par l'offre doivent avoir été examinés.
002
Demander une provision
Des sommes sont dues avant l'évaluation définitive. Elles permettent de tenir la période de soins sans avoir à céder à une offre présentée trop tôt, alors que les séquelles ne sont pas encore mesurables.
003
Préparer l'expertise médicale
Dossier médical complet, récit daté des limitations, chiffrage de l'aide reçue, assistance d'un médecin-conseil indépendant. L'expertise fixe le préjudice : elle se prépare en amont, elle ne se rattrape pas après.
004
Faire chiffrer poste par poste
L'évaluation se fait selon la nomenclature Dintilhac, poste par poste. C'est la seule manière de constater ce qu'une offre globale laisse de côté.
005
Transiger ou saisir le juge
Transaction lorsque l'offre, discutée et corrigée, devient satisfaisante. Procédure judiciaire lorsqu'elle ne l'est pas.
Les erreurs qui coûtent cher
Signer avant la consolidation
Tant que l'état de santé évolue, l'ampleur définitive des séquelles est inconnue. Une transaction signée à ce stade fige une indemnisation calculée sur un dommage incomplet.
Se présenter seul à l'expertise
La victime peut être assistée d'un avocat et d'un médecin-conseil de victimes, dont le rôle est de discuter les taux proposés et de signaler les postes omis. C'est le moment du dossier où l'assistance pèse le plus.
Dois-je accepter la première offre de l'assureur ?
Rien ne vous y oblige, et une offre rapide n'est pas nécessairement une bonne offre. Une transaction signée éteint le droit d'agir, sauf aggravation médicalement démontrée.
Puis-je être accompagné pendant l'expertise médicale ?
Oui, et c'est vivement recommandé. La victime peut être assistée d'un avocat et d'un médecin-conseil de victimes, dont le rôle est de discuter les taux proposés et de signaler les postes omis.
Défendez-vous aussi les assureurs ?
Non. Le cabinet n'intervient que du côté des victimes et de leurs proches.
Cette page a une vocation informative et ne constitue pas une consultation juridique. Elle décrit l'état du droit français à sa date de mise à jour, le . Les délais applicables dépendent du contrat et des textes en vigueur à la date des faits : ils se vérifient au cas par cas.
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