La responsabilité médicale est l'obligation, pour un professionnel ou un établissement de santé, de réparer les dommages causés par un acte de prévention, de diagnostic ou de soins.
Selon le I de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique, les professionnels et établissements de santé ne sont responsables des conséquences dommageables de ces actes qu'en cas de faute, hors le cas du défaut d'un produit de santé.
Les établissements répondent en revanche des infections nosocomiales, sauf preuve d'une cause étrangère.
Lorsqu'aucune responsabilité n'est engagée, un accident médical grave peut être indemnisé au titre de la solidarité nationale (II du même article).
Un mauvais résultat n'est pas en soi une faute. Tout le dossier repose sur l'expertise médicale, qui dira s'il y a faute, aléa ou évolution de la maladie : c'est elle qui désigne le débiteur, et elle se prépare avec le dossier médical complet.
Un exemple
Après une opération, une patiente garde une lésion nerveuse. L'expertise médicale établit que le chirurgien a commis une faute technique. La patiente peut obtenir réparation auprès de l'assureur du chirurgien ; sans faute, elle aurait dû se tourner vers la solidarité nationale, si les conditions de gravité étaient remplies.
Situation fictive, pour illustrer la règle.
Définition relevant de la pratique de Louis-Victor Chemin, avocat en dommage corporel au Barreau de Paris.
L'aléa thérapeutique est l'accident médical, l'affection iatrogène ou l'infection nosocomiale survenu sans faute d'un professionnel ou d'un établissement de santé, qui peut être indemnisé au titre de la solidarité nationale.
Une infection nosocomiale est une infection contractée dans un établissement de santé, absente au moment de l'admission, et qui ouvre droit à indemnisation sans qu'une faute ait à être démontrée.
Le devoir d'information impose à tout professionnel de santé d'informer le patient, avant un acte, sur son utilité, ses conséquences, ses risques fréquents ou graves normalement prévisibles et les autres solutions possibles.
Le dossier médical regroupe les informations relatives à la santé d'une personne détenues par les professionnels et établissements de santé : examens, comptes rendus, prescriptions, feuilles de surveillance, correspondances.
L'expertise médicale est l'examen de la victime par un médecin expert chargé de décrire ses lésions, de fixer la date de consolidation et d'évaluer chacun de ses préjudices corporels.
En dommage corporel, la plupart des droits s'éteignent vite, et le point de départ du délai n'est pas toujours celui qu'on croit. Vingt minutes suffisent à savoir si votre action est encore ouverte, et ce qu'elle suppose.
Premier échange gratuit, sans engagement · Louis-Victor Chemin