En cas d'infection nosocomiale, l'établissement de santé est responsable de plein droit des dommages, sauf s'il prouve une cause étrangère : la victime n'a pas à démontrer de faute. Les infections les plus graves (taux de déficit fonctionnel permanent supérieur à 25 % ou décès) sont prises en charge au titre de la solidarité nationale par l'ONIAM.
L'infection contractée à l'hôpital bénéficie d'un régime favorable à la victime : la responsabilité de l'établissement est de plein droit.
Selon la gravité, l'indemnisation relève de l'établissement (et de son assureur) ou de la solidarité nationale via l'ONIAM.
La marche à suivre
001
Rassembler le dossier médical
Le dossier médical complet et les comptes rendus établissent l'origine nosocomiale de l'infection.
002
Faire évaluer la gravité
Une expertise détermine, après consolidation, le taux de déficit fonctionnel permanent, qui oriente la voie d'indemnisation.
Non : la responsabilité de l'établissement pour infection nosocomiale est de plein droit, sauf cause étrangère.
Ignorer la voie ONIAM
Pour les infections graves, la solidarité nationale via l'ONIAM peut offrir une indemnisation, parfois plus rapide.
Se passer d'assistance à l'expertise
L'expertise médicale détermine l'ampleur des séquelles : y être assisté pèse sur le résultat.
Questions fréquentes
Dois-je prouver une faute de l'hôpital ?
Non. Pour une infection nosocomiale, l'établissement est responsable de plein droit, sauf s'il démontre une cause étrangère.
Quand l'ONIAM intervient-il ?
Pour les infections nosocomiales les plus graves (déficit fonctionnel permanent supérieur à 25 % ou décès), au titre de la solidarité nationale.
Intervenez-vous en dehors de Paris ?
Oui. Le cabinet est inscrit au Barreau de Paris et intervient sur l'ensemble du territoire, en recourant si nécessaire à un avocat postulant.
Cette page a une vocation informative et ne constitue pas une consultation juridique. Elle décrit l'état du droit français à sa date de mise à jour, le . Les délais applicables dépendent du contrat et des textes en vigueur à la date des faits : ils se vérifient au cas par cas.
Votre interlocuteur
Louis-Victor Chemin
Avocat · Dommage corporel · Barreau de Paris
Louis-Victor défend les victimes d'accidents corporels et d'erreurs médicales face aux assureurs et établissements de santé.
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