L'assistance par tierce personne est le besoin d'aide humaine de la victime pour les actes de la vie quotidienne, indemnisé qu'elle soit assurée par un professionnel ou par un proche.
Elle s'évalue en nombre d'heures et en nature de l'aide, pour la période antérieure à la consolidation comme pour l'avenir.
Le fait que l'aide ait été apportée gratuitement par un conjoint ou un parent ne la rend pas moins indemnisable : c'est le besoin qui est indemnisé, non la dépense effectivement engagée.
Ce que cela change
C'est le poste le plus systématiquement sous-évalué, parce que les familles ne comptabilisent pas ce qu'elles font. Tenir un relevé daté des heures d'aide, dès le retour à domicile, change l'évaluation.
Un exemple
Après l'accident de son mari, une épouse l'aide chaque jour à se lever, se laver et s'habiller, sans être rémunérée. Elle tient un relevé daté des heures consacrées à cette aide. Ce besoin est indemnisé, même si aucune dépense n'a été engagée.
Situation fictive, pour illustrer la règle.
Définition relevant de la pratique de Louis-Victor Chemin, avocat en dommage corporel au Barreau de Paris.
La nomenclature Dintilhac est la liste de référence des postes de préjudice corporel, qui sert à évaluer un dommage poste par poste plutôt que globalement.
En dommage corporel, la plupart des droits s'éteignent vite, et le point de départ du délai n'est pas toujours celui qu'on croit. Vingt minutes suffisent à savoir si votre action est encore ouverte, et ce qu'elle suppose.
Premier échange gratuit, sans engagement · Louis-Victor Chemin