Le déficit fonctionnel temporaire répare la gêne dans les actes de la vie courante subie par la victime avant la consolidation : incapacité, perte d'autonomie et séparation temporaires.
Dans la nomenclature Dintilhac, le déficit fonctionnel temporaire indemnise l'invalidité subie par la victime dans sa vie quotidienne pendant la maladie traumatique, jusqu'à la consolidation : gêne dans les actes courants, perte d'autonomie, périodes d'hospitalisation.
Il est évalué par tranches (total ou partiel, en pourcentage) sur les périodes concernées. Il précède, dans le temps, le déficit fonctionnel permanent apprécié après la consolidation.
Ce que cela change
Souvent minoré, ce poste couvre pourtant toute la période, parfois longue, précédant la consolidation. Un décompte précis des périodes et des taux évite une sous-évaluation.
Un exemple
Une victime passe trois semaines à l'hôpital, puis quatre mois à domicile avec des béquilles avant d'être consolidée. Le déficit fonctionnel temporaire est évalué total pendant l'hospitalisation, puis partiel, en pourcentage, pour la période suivante. Chaque période est chiffrée séparément.
Situation fictive, pour illustrer la règle.
Définition relevant de la pratique de Louis-Victor Chemin, avocat en dommage corporel au Barreau de Paris.
Le déficit fonctionnel permanent est la réduction définitive des capacités physiques, psychiques ou intellectuelles qui subsiste après la consolidation, exprimée en pourcentage.
La consolidation est le moment où l'état de santé de la victime se stabilise : les lésions n'évoluent plus de façon prévisible, et les séquelles peuvent être mesurées définitivement.
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