Le préjudice esthétique répare l'altération de l'apparence physique de la victime (cicatrices, boiterie…) ; il est évalué sur une échelle de 1 à 7, avant et après la consolidation.
Dans la nomenclature Dintilhac, le préjudice esthétique répare l'altération de l'apparence physique de la victime : cicatrices, brûlures, boiterie, nécessité d'un appareillage visible.
Il se décompose en préjudice esthétique temporaire (avant la consolidation) et permanent (après), chacun évalué par l'expert sur une échelle de 1 à 7. Son appréciation tient compte notamment de l'âge de la victime et de la visibilité de l'atteinte.
Ce que cela change
Le préjudice esthétique est très personnel : deux atteintes comparables n'ont pas le même retentissement selon la victime. Il mérite d'être décrit précisément, au-delà du seul chiffrage de l'expert.
Un exemple
Une jeune femme garde, après un accident, une large cicatrice au visage et a dû porter un appareillage visible pendant sa rééducation. L'expert évalue son préjudice esthétique temporaire, puis permanent, sur l'échelle de 1 à 7. Son avocat décrit aussi le retentissement concret de cette atteinte, au-delà du seul chiffre.
Situation fictive, pour illustrer la règle.
Définition relevant de la pratique de Louis-Victor Chemin, avocat en dommage corporel au Barreau de Paris.
La nomenclature Dintilhac est la liste de référence des postes de préjudice corporel, qui sert à évaluer un dommage poste par poste plutôt que globalement.
Avant d'attendre
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