Le déficit fonctionnel permanent est la réduction définitive des capacités physiques, psychiques ou intellectuelles qui subsiste après la consolidation, exprimée en pourcentage.
Il recouvre à la fois l'atteinte aux fonctions elles-mêmes, les douleurs qui persistent après la consolidation et la perte de qualité de vie qui en résulte.
Le taux est proposé par l'expert au regard d'un barème, puis traduit en somme selon la valeur du point, qui varie avec l'âge de la victime.
Ce que cela change
C'est le poste le plus discuté d'un dossier corporel, parce que quelques points de taux représentent des écarts considérables. Le taux proposé par l'expert se discute par écrit, pendant l'expertise, pas après le dépôt du rapport.
Un exemple
Après une fracture du poignet, une victime garde une raideur et des douleurs persistantes. L'expert propose un taux de déficit fonctionnel permanent de 5 %. Son avocat, avec un médecin-conseil, adresse un dire pendant l'expertise pour discuter ce taux avant le dépôt du rapport.
Situation fictive, pour illustrer la règle.
Définition relevant de la pratique de Louis-Victor Chemin, avocat en dommage corporel au Barreau de Paris.
La consolidation est le moment où l'état de santé de la victime se stabilise : les lésions n'évoluent plus de façon prévisible, et les séquelles peuvent être mesurées définitivement.
La nomenclature Dintilhac est la liste de référence des postes de préjudice corporel, qui sert à évaluer un dommage poste par poste plutôt que globalement.
En dommage corporel, la plupart des droits s'éteignent vite, et le point de départ du délai n'est pas toujours celui qu'on croit. Vingt minutes suffisent à savoir si votre action est encore ouverte, et ce qu'elle suppose.
Premier échange gratuit, sans engagement · Louis-Victor Chemin