Les dépenses de santé réparent les frais médicaux, paramédicaux et pharmaceutiques liés à l'accident, avant la consolidation (actuels) et après (futurs).
La nomenclature Dintilhac distingue les dépenses de santé actuelles, engagées jusqu'à la consolidation, et les dépenses de santé futures, prévisibles et répétitives après la consolidation (appareillage, soins, rééducation).
Une large part est prise en charge par les organismes sociaux, qui exercent ensuite leur recours ; seuls les frais restés à la charge de la victime lui reviennent directement. Le décompte suppose donc d'articuler ce poste avec le recours des tiers payeurs.
Ce que cela change
Ce poste paraît simple mais recèle des frais futurs souvent oubliés (renouvellement d'appareillage, soins à vie). Les anticiper et les chiffrer évite que la victime les supporte seule plus tard.
Un exemple
Après un accident, une victime engage des frais de kinésithérapie non remboursés et devra renouveler une prothèse tous les cinq ans. Les frais déjà exposés et restés à sa charge sont des dépenses de santé actuelles. Le renouvellement futur de la prothèse se chiffre au titre des dépenses de santé futures.
Situation fictive, pour illustrer la règle.
Définition relevant de la pratique de Louis-Victor Chemin, avocat en dommage corporel au Barreau de Paris.
Le recours des tiers payeurs permet aux organismes ayant versé des prestations à la victime de se rembourser sur l'indemnisation due par le responsable, poste par poste, à l'exclusion des préjudices à caractère personnel.
La nomenclature Dintilhac est la liste de référence des postes de préjudice corporel, qui sert à évaluer un dommage poste par poste plutôt que globalement.
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