Le préjudice scolaire, universitaire ou de formation répare la perte d'années d'études, le retard ou la réorientation subis par une victime jeune à la suite de l'accident.
Dans la nomenclature Dintilhac, ce poste indemnise le retard scolaire ou universitaire, la perte d'une ou plusieurs années, la modification d'orientation, voire la renonciation à une formation, causés par le dommage.
Il concerne surtout les enfants et les jeunes victimes. Son évaluation tient compte du parcours antérieur, du projet contrarié et des répercussions sur l'insertion professionnelle future.
Ce que cela change
Chez une victime jeune, l'accident peut compromettre tout un parcours. Documenter le projet scolaire d'origine et le préjudice qui en résulte est essentiel pour l'indemniser.
Un exemple
Un lycéen victime d'un accident perd une année d'études et doit renoncer à la filière sportive qu'il préparait. Son avocat documente son parcours antérieur et le projet contrarié. Ce retard et cette réorientation s'indemnisent au titre du préjudice scolaire.
Situation fictive, pour illustrer la règle.
Définition relevant de la pratique de Louis-Victor Chemin, avocat en dommage corporel au Barreau de Paris.
La nomenclature Dintilhac est la liste de référence des postes de préjudice corporel, qui sert à évaluer un dommage poste par poste plutôt que globalement.
L'incidence professionnelle répare les conséquences durables du dommage sur la carrière de la victime — dévalorisation sur le marché du travail, pénibilité accrue, perte de chances de promotion —, distinctes de la perte de revenus.
Avant d'attendre
Vos délais courent déjà
En dommage corporel, la plupart des droits s'éteignent vite, et le point de départ du délai n'est pas toujours celui qu'on croit. Vingt minutes suffisent à savoir si votre action est encore ouverte, et ce qu'elle suppose.
Premier échange gratuit, sans engagement · Louis-Victor Chemin