Le préjudice permanent exceptionnel répare un préjudice atypique, lié à des circonstances particulières ou à la nature de l'événement, que les autres postes ne couvrent pas.
La nomenclature Dintilhac prévoit ce poste pour les préjudices extra-patrimoniaux permanents atypiques, directement liés aux handicaps permanents ou aux circonstances exceptionnelles de l'accident (catastrophe collective, attentat).
Sa reconnaissance est appréciée strictement, au cas par cas, lorsqu'un préjudice réel n'entre dans aucune autre catégorie. Il évite qu'une souffrance singulière reste sans réparation.
Ce que cela change
Ce poste sert de filet pour les situations hors norme. L'invoquer suppose de démontrer un préjudice réel et distinct, ce qui exige une argumentation soignée.
Un exemple
Une victime d'un attentat garde, outre ses séquelles physiques, une angoisse singulière liée aux circonstances collectives de l'événement. Aucun autre poste ne la couvre. Son avocat argumente sur ce préjudice réel et distinct pour obtenir un préjudice permanent exceptionnel.
Situation fictive, pour illustrer la règle.
Définition relevant de la pratique de Louis-Victor Chemin, avocat en dommage corporel au Barreau de Paris.
La nomenclature Dintilhac est la liste de référence des postes de préjudice corporel, qui sert à évaluer un dommage poste par poste plutôt que globalement.
Le déficit fonctionnel permanent est la réduction définitive des capacités physiques, psychiques ou intellectuelles qui subsiste après la consolidation, exprimée en pourcentage.
En dommage corporel, la plupart des droits s'éteignent vite, et le point de départ du délai n'est pas toujours celui qu'on croit. Vingt minutes suffisent à savoir si votre action est encore ouverte, et ce qu'elle suppose.
Premier échange gratuit, sans engagement · Louis-Victor Chemin