Le propriétaire d'un animal, ou celui qui s'en sert pendant qu'il est à son usage, est responsable du dommage que l'animal a causé, qu'il ait été sous sa garde, égaré ou échappé (article 1243 du code civil). Le texte ne subordonne pas cette responsabilité à la preuve d'une faute. La victime doit établir la morsure et ses conséquences ; l'action se prescrit par dix ans à compter de la consolidation du dommage (article 2226).
Une morsure laisse souvent des cicatrices, parfois des séquelles fonctionnelles ou une appréhension durable. Ces conséquences s'indemnisent comme tout dommage corporel.
La première difficulté est pratique : identifier le propriétaire ou la personne qui avait l'usage du chien, et conserver la preuve des faits.
La marche à suivre
001
Se faire soigner et faire constater les blessures
Certificat médical initial décrivant les plaies, photographies datées, comptes rendus de soins : ce sont les premières preuves du dommage.
002
Identifier le responsable
Nom et adresse du propriétaire ou de la personne qui promenait le chien, coordonnées des témoins : il faut savoir contre qui agir.
003
Demander les coordonnées de son assureur
Les dommages causés par un animal sont souvent couverts par l'assurance responsabilité civile de son propriétaire, à vérifier au cas par cas. La réclamation lui est adressée par écrit.
004
Attendre la consolidation pour chiffrer
Les cicatrices évoluent. L'évaluation définitive, idéalement par expertise médicale, intervient une fois l'état stabilisé ; une provision peut être demandée avant.
Les erreurs qui coûtent cher
Se contenter d'un échange verbal
Sans identité du propriétaire ni témoin, l'action devient difficile. Les coordonnées doivent être recueillies tout de suite.
Négliger les préjudices esthétiques et psychologiques
Une cicatrice visible ou une peur durable des chiens sont des conséquences à faire évaluer, pas seulement les jours d'arrêt.
Accepter une somme forfaitaire trop tôt
Avant la consolidation, il est impossible de connaître les séquelles définitives.
Questions fréquentes
Le propriétaire est-il responsable si le chien était promené par quelqu'un d'autre ?
L'article 1243 du code civil vise le propriétaire ou celui qui se sert de l'animal pendant qu'il est à son usage. Selon les circonstances, c'est l'un ou l'autre qui répond du dommage.
Et si le chien s'était échappé ?
Le texte prévoit expressément la responsabilité du propriétaire, que l'animal ait été sous sa garde, égaré ou échappé.
Oui. Le cabinet est inscrit au Barreau de Paris et intervient sur l'ensemble du territoire, en recourant si nécessaire à un avocat postulant.
Cette page a une vocation informative et ne constitue pas une consultation juridique. Elle décrit l'état du droit français à sa date de mise à jour, le . Les délais applicables dépendent du contrat et des textes en vigueur à la date des faits : ils se vérifient au cas par cas.
Votre interlocuteur
Louis-Victor Chemin
Avocat · Dommage corporel · Barreau de Paris
Louis-Victor défend les victimes d'accidents corporels et d'erreurs médicales face aux assureurs et établissements de santé.
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