Aller au contenu
Droit immobilier

Un dégât des eaux vient de chez mon voisin ou des parties communes : qui est responsable ?

Mise à jour le · par Marie-Pauline Chemin, avocate en droit immobilier

Partager

En bref

Tout dépend de l'origine de la fuite. Si elle vient des parties communes (colonne, toiture, façade), le syndicat des copropriétaires est responsable des dommages qui y ont leur origine, sans préjudice de ses recours (article 14 de la loi du 10 juillet 1965). Si elle vient d'un appartement voisin, la responsabilité de son occupant ou de son propriétaire peut être recherchée pour faute ou du fait des choses qu'il a sous sa garde (articles 1240 et 1242 du code civil). Dans tous les cas, le sinistre doit être déclaré à votre assureur dans le délai prévu au contrat, qui ne peut être inférieur à cinq jours ouvrés (article L. 113-2 du code des assurances).

Le dégât des eaux est le litige le plus courant en copropriété. Il se règle souvent entre assureurs, mais pas toujours : fuites à répétition, origine contestée, travaux non faits, préjudice mal indemnisé.

La première question est technique — d'où vient l'eau ? — et elle commande la réponse juridique.

La marche à suivre

  1. 001

    Déclarer le sinistre à son assureur

    Dans le délai prévu par le contrat, qui ne peut être inférieur à cinq jours ouvrés (article L. 113-2 du code des assurances). Prévenir aussi le syndic et le voisin concerné.

  2. 002

    Identifier l'origine de la fuite

    Recherche de fuite, constat amiable, intervention du syndic : l'origine détermine le responsable — voisin, syndicat ou les deux.

  3. 003

    Documenter les dommages

    Photographies datées, devis, factures, attestations : chaque dommage doit être justifié, y compris la gêne subie pendant les travaux.

  4. 004

    Mettre en demeure le responsable

    Si la fuite persiste, une mise en demeure écrite au voisin ou au syndic, selon l'origine, précède toute action.

  5. 005

    Agir en justice si nécessaire

    L'action en responsabilité se prescrit en principe par cinq ans à compter de la connaissance des faits (article 2224 du code civil) ; l'action contre son propre assureur, par deux ans (article L. 114-1 du code des assurances).

Les erreurs qui coûtent cher

Déclarer trop tard

Un retard de déclaration peut être opposé par l'assureur dans les conditions du contrat et de l'article L. 113-2 du code des assurances.

Faire réparer avant tout constat

Sans constat ni photographies, l'origine et l'étendue du dommage deviennent difficiles à prouver.

Oublier le délai contre son assureur

Les actions dérivant du contrat d'assurance se prescrivent par deux ans (article L. 114-1 du code des assurances).

Questions fréquentes

La fuite vient d'une canalisation commune : qui paie ?
Le syndicat des copropriétaires est responsable des dommages ayant leur origine dans les parties communes (article 14 de la loi du 10 juillet 1965), sans préjudice de ses recours, par exemple contre l'entreprise ou l'assureur concernés.
Le voisin du dessus est locataire : contre qui agir ?
Selon l'origine de la fuite, la responsabilité de l'occupant ou celle du propriétaire peut être recherchée : l'un répond de sa faute, l'autre peut répondre des choses qu'il a sous sa garde (articles 1240 et 1242 du code civil). Les assureurs de chacun interviennent en pratique.
Je suis locataire de l'appartement endommagé : que faire ?
Prévenez votre bailleur et votre assureur. Le bailleur doit vous garantir la jouissance paisible du logement (article 6 de la loi du 6 juillet 1989) ; s'il tarde à faire réaliser les réparations qui lui incombent, un trouble de jouissance peut être indemnisé.
Mon voisin a obtenu une expertise judiciaire : dois-je y participer ?
Oui. L'expertise se déroule contradictoirement : chaque partie est convoquée et peut présenter des observations, que l'expert doit prendre en considération dans le délai qu'il fixe (articles 160 et 276 du code de procédure civile). C'est pendant les réunions, et non après le rapport, que se discutent l'origine de la fuite et le coût des réparations.
Intervenez-vous en dehors de Paris ?
Oui. Le cabinet est inscrit au Barreau de Paris et intervient sur l'ensemble du territoire, en recourant si nécessaire à un avocat postulant.

Cette page a une vocation informative et ne constitue pas une consultation juridique. Elle décrit l'état du droit français à sa date de mise à jour, le . Les délais applicables dépendent du contrat et des textes en vigueur à la date des faits : ils se vérifient au cas par cas.

Portrait de Marie-Pauline Chemin, avocate en droit immobilier
Votre interlocuteur

Marie-Pauline Chemin

Avocate · Droit immobilier · Barreau de Paris

Avocate en droit immobilier au Barreau de Paris, Marie-Pauline a fait des baux commerciaux le cœur de sa pratique : rédaction et négociation du bail, renouvellement, déplafonnement du loyer et indemnité d'éviction, aux côtés des bailleurs comme des preneurs.

Première consultation offerte

Prendre rendez-vous avec Marie-Pauline

Marie-Pauline Chemin, avocate en droit immobilier au Barreau de Paris, vous rappelle pour un échange de 20 minutes. Vous exposez votre situation en droit immobilier, et vous repartez en sachant si une action est ouverte, dans quel délai, et ce qu'elle suppose.

Durée
20 minutes par téléphone
Tarif
Gratuit, sans engagement
Interlocuteur
Marie-Pauline Chemin, directement
Confidentialité
Secret professionnel dès le premier mot

Vous préférez appeler ? 06 10 25 68 28

Réserver un créneau

L'agenda de Marie-Pauline Chemin s'affiche ici, avec ses disponibilités des prochains jours.

Confirmation par email après réservation
Avant d'attendre

Vos délais courent déjà

En droit immobilier, la plupart des droits s'éteignent vite, et le point de départ du délai n'est pas toujours celui qu'on croit. Vingt minutes suffisent à savoir si votre action est encore ouverte, et ce qu'elle suppose.

Premier échange gratuit, sans engagement · Marie-Pauline Chemin