La jouissance paisible est ce que le bailleur doit assurer au locataire pendant toute la durée du bail : un usage normal des lieux, sans trouble causé par le bailleur et à l'abri des vices ou défauts qui y feraient obstacle.
En miroir, l'article 7 de la même loi impose au locataire, en son b, d'user paisiblement des locaux loués suivant leur destination contractuelle.
Le manquement du bailleur ouvre au locataire une demande d'indemnisation du trouble de jouissance et, selon sa gravité, d'autres sanctions du contrat.
Ce que cela change
Infiltrations, travaux interminables, équipement collectif hors d'usage : la question n'est pas seulement de savoir qui doit réparer, mais combien de temps le locataire a été privé d'un usage normal. Cette durée se prouve, courriers et constats à l'appui.
Un exemple
Pendant huit mois, l'ascenseur d'un immeuble est hors service, et une locataire âgée du sixième étage ne peut presque plus sortir. Elle signale la situation par écrit à son bailleur. Elle peut demander l'indemnisation de son trouble de jouissance, mesuré sur la durée de la privation.
Situation fictive, pour illustrer la règle.
Définition relevant de la pratique de Marie-Pauline Chemin, avocate en droit immobilier au Barreau de Paris.
Le trouble de jouissance est l'atteinte à l'usage paisible du bien loué, que le bailleur doit réparer au titre de son obligation d'assurer au locataire la jouissance des lieux.
Le logement décent est celui qui ne laisse pas apparaître de risques manifestes pouvant porter atteinte à la sécurité physique ou à la santé des occupants, et que le bailleur est tenu de remettre au locataire.
L'exception d'inexécution autorise une partie à suspendre l'exécution de son obligation tant que l'autre n'exécute pas la sienne ; en matière de bail, le preneur peut ainsi, sous conditions, retenir tout ou partie du loyer face à un manquement du bailleur.
Les réparations locatives sont les travaux d'entretien courant et les menues réparations, y compris les remplacements d'éléments assimilables, consécutifs à l'usage normal des locaux et équipements, qui incombent au locataire.
En droit immobilier, la plupart des droits s'éteignent vite, et le point de départ du délai n'est pas toujours celui qu'on croit. Vingt minutes suffisent à savoir si votre action est encore ouverte, et ce qu'elle suppose.
Premier échange gratuit, sans engagement · Marie-Pauline Chemin