Le permis de louer est l'autorisation préalable de mise en location que l'intercommunalité ou la commune peut imposer, dans des zones délimitées présentant une proportion importante d'habitat dégradé, avant toute mise en location (article L. 635-1 du code de la construction et de l'habitation).
Le bailleur qui loue sans avoir demandé l'autorisation s'expose à une amende pouvant atteindre 5 000 €, portée à 15 000 € en cas de nouveau manquement dans les trois ans (article L. 635-7).
La mise en location sans autorisation préalable est sans effet sur le bail dont bénéficie le locataire (article L. 635-8).
Ce que cela change
Pour le locataire, l'absence de permis de louer n'est pas un risque, mais un argument : elle signale souvent un logement que la commune n'a pas contrôlé.
Un exemple
Une locataire découvre que son bailleur n'a pas demandé l'autorisation préalable de mise en location exigée dans son quartier. Son bail reste valable. L'absence d'autorisation expose le bailleur à une amende administrative, et signale un logement que la commune n'a pas contrôlé.
Situation fictive, pour illustrer la règle.
Définition relevant de la pratique de Marie-Pauline Chemin, avocate en droit immobilier au Barreau de Paris.
Le logement décent est celui qui ne laisse pas apparaître de risques manifestes pouvant porter atteinte à la sécurité physique ou à la santé des occupants, et que le bailleur est tenu de remettre au locataire.
Le bail d'habitation est le contrat par lequel un bailleur loue un logement à un locataire qui en fait sa résidence principale. Il relève, pour l'essentiel, de la loi du 6 juillet 1989, dont la plupart des règles s'imposent aux parties.
En droit immobilier, la plupart des droits s'éteignent vite, et le point de départ du délai n'est pas toujours celui qu'on croit. Vingt minutes suffisent à savoir si votre action est encore ouverte, et ce qu'elle suppose.
Premier échange gratuit, sans engagement · Marie-Pauline Chemin