Le bail d'habitation est le contrat par lequel un bailleur loue un logement à un locataire qui en fait sa résidence principale. Il relève, pour l'essentiel, de la loi du 6 juillet 1989, dont la plupart des règles s'imposent aux parties.
Selon l'article 10 de la loi, le bail est conclu pour trois ans au moins lorsque le bailleur est une personne physique, et pour six ans lorsqu'il est une personne morale. À défaut de congé régulier, il est reconduit tacitement pour la même durée.
Le bailleur ne peut donner congé qu'au terme du bail et pour l'un des motifs prévus par l'article 15 : reprise, vente, ou motif légitime et sérieux. Les actions nées du bail se prescrivent par trois ans (article 7-1).
La location meublée relève de règles propres, notamment quant à la durée du bail.
Ce que cela change
Avant tout litige locatif, la première question est celle du texte applicable : bail nu ou meublé, résidence principale ou non, bailleur personne physique ou société. La durée, le préavis et les motifs de congé en dépendent.
Un exemple
Un particulier loue un deux-pièces vide à une étudiante qui en fait sa résidence principale. Le bail est conclu pour trois ans, puisque le bailleur est une personne physique. À son terme, faute de congé régulier, il est reconduit pour trois ans ; le bailleur ne pourra donner congé que pour reprendre, vendre ou pour un motif légitime et sérieux.
Situation fictive, pour illustrer la règle.
Définition relevant de la pratique de Marie-Pauline Chemin, avocate en droit immobilier au Barreau de Paris.
La location meublée est la location d'un logement garni du mobilier nécessaire à la vie courante. Lorsqu'il constitue la résidence principale du locataire, elle relève du titre Ier bis de la loi du 6 juillet 1989.
Le congé pour reprise est l'un des trois motifs pour lesquels le bailleur d'un logement peut mettre fin au bail à son terme : reprendre le logement pour l'habiter, ou pour y loger un proche limitativement désigné par la loi.
Le congé pour vente est le congé que le bailleur d'un logement loué vide délivre à son locataire, à l'échéance du bail, parce qu'il a décidé de vendre ; il vaut offre de vente au profit du locataire.
Les charges récupérables, ou charges locatives, sont les sommes accessoires au loyer que le bailleur d'un logement peut se faire rembourser par le locataire, à condition d'en justifier.
Le dépôt de garantie est la somme versée par le locataire à l'entrée dans les lieux pour garantir ses obligations ; en location vide, il est plafonné à un mois de loyer hors charges.
En droit immobilier, la plupart des droits s'éteignent vite, et le point de départ du délai n'est pas toujours celui qu'on croit. Vingt minutes suffisent à savoir si votre action est encore ouverte, et ce qu'elle suppose.
Premier échange gratuit, sans engagement · Marie-Pauline Chemin