Le congé pour reprise est l'un des trois motifs pour lesquels le bailleur d'un logement peut mettre fin au bail à son terme : reprendre le logement pour l'habiter, ou pour y loger un proche limitativement désigné par la loi.
Le bénéficiaire ne peut être que le bailleur, son conjoint, son partenaire de PACS enregistré à la date du congé, son concubin notoire depuis au moins un an, ses ascendants ou descendants, ou ceux de son conjoint, partenaire ou concubin.
Le bailleur doit justifier du caractère réel et sérieux de sa décision de reprise. Le préavis est de six mois. En cas de contestation, le juge peut, même d'office, vérifier la réalité du motif.
Lorsque le bien a été acquis occupé et que le bail arrive à terme moins de deux ans après l'acquisition, le congé pour reprise ne prend effet qu'au bout de deux ans à compter de l'acquisition.
Ce que cela change
La lettre du congé se lit mot à mot : un bénéficiaire mal identifié, un lien de parenté omis ou un préavis trop court suffisent à le priver d'effet. Et la reprise doit être réelle : un congé de façade se conteste.
Un exemple
Un bailleur donne congé à son locataire pour loger sa fille étudiante. Le congé indique le motif, le nom et l'adresse de sa fille et leur lien de parenté, avec un préavis de six mois. Le locataire, qui doute de la réalité de la reprise, peut la contester devant le juge.
Situation fictive, pour illustrer la règle.
Définition relevant de la pratique de Marie-Pauline Chemin, avocate en droit immobilier au Barreau de Paris.
Le congé pour vente est le congé que le bailleur d'un logement loué vide délivre à son locataire, à l'échéance du bail, parce qu'il a décidé de vendre ; il vaut offre de vente au profit du locataire.
Le bail d'habitation est le contrat par lequel un bailleur loue un logement à un locataire qui en fait sa résidence principale. Il relève, pour l'essentiel, de la loi du 6 juillet 1989, dont la plupart des règles s'imposent aux parties.
L'occupant sans droit ni titre est la personne qui se maintient dans un local sans bail, sans autorisation du propriétaire ni autre droit qui l'y fonde.
En droit immobilier, la plupart des droits s'éteignent vite, et le point de départ du délai n'est pas toujours celui qu'on croit. Vingt minutes suffisent à savoir si votre action est encore ouverte, et ce qu'elle suppose.
Premier échange gratuit, sans engagement · Marie-Pauline Chemin