L'indemnité d'éviction est la somme due au locataire commercial lorsque le bailleur refuse le renouvellement du bail, destinée à réparer le préjudice causé par la perte du fonds ou du droit au bail.
Elle constitue la contrepartie du droit au renouvellement attaché au bail commercial. Le bailleur peut refuser de renouveler, mais il en supporte alors le coût, sauf motif grave et légitime ou cas de dispense.
Son évaluation est technique : valeur du fonds ou du droit au bail, frais de déménagement et de réinstallation, indemnités accessoires. Elle donne lieu le plus souvent à une expertise.
Ce que cela change
Pour le locataire, c'est ce qui transforme un refus de renouvellement en négociation. Pour le bailleur, c'est le chiffre à connaître avant de décider de refuser. Dans les deux cas, l'estimation se fait avant de prendre position.
Définition relevant de la pratique de Marie-Pauline Chemin, avocate en droit immobilier au Barreau de Paris.
Le déplafonnement est le mécanisme par lequel le loyer d'un bail commercial renouvelé est fixé à la valeur locative réelle du local, et non dans la seule limite de la variation de l'indice (ILC ou ILAT).
La déspécialisation est la faculté pour le locataire commercial de modifier l'activité exercée dans les lieux, par adjonction d'activités connexes (partielle) ou par changement d'activité (plénière).
En droit immobilier, la plupart des droits s'éteignent vite, et le point de départ du délai n'est pas toujours celui qu'on croit. Vingt minutes suffisent à savoir si votre action est encore ouverte, et ce qu'elle suppose.
Premier échange gratuit, sans engagement · Marie-Pauline Chemin