Les travaux d'un copropriétaire qui affectent les parties communes ou l'aspect extérieur de l'immeuble doivent être autorisés par l'assemblée générale à la majorité des voix de tous les copropriétaires (b de l'article 25 de la loi du 10 juillet 1965). Faute d'autorisation, le syndicat peut demander la remise en état, et un copropriétaire peut agir seul pour ce qui concerne la propriété ou la jouissance de son lot (article 15). L'action personnelle se prescrit par cinq ans à compter du jour où l'on a connu ou aurait dû connaître les faits (article 42 de la loi de 1965, qui renvoie à l'article 2224 du code civil) ; une appropriation des parties communes peut relever d'un autre régime.
Ouverture dans un mur porteur, fenêtre modifiée, climatiseur en façade, annexion d'un palier : les travaux réalisés sans vote sont une source fréquente de conflits en copropriété.
La réponse dépend de la nature des travaux, de leur ancienneté et de la volonté de l'assemblée de les régulariser ou non.
Tout copropriétaire peut exercer seul les actions concernant la propriété ou la jouissance de son lot, à charge d'en informer le syndic (article 15 de la loi du 10 juillet 1965) ; la sauvegarde des droits afférents à l'immeuble relève du syndicat.
Les travaux datent de plus de dix ans : est-il trop tard ?
Pour une action personnelle, très probablement : le délai est de cinq ans depuis la loi ELAN de 2018, et de dix ans sous l'ancien article 42 (article 2222 du code civil pour la transition). L'appropriation d'une partie commune obéit à d'autres règles.
Le syndic doit-il être autorisé par l'assemblée pour agir en référé ?
Non. L'autorisation de l'assemblée générale n'est pas nécessaire pour les demandes qui relèvent des pouvoirs du juge des référés, par exemple pour faire cesser un trouble manifestement illicite (article 55 du décret du 17 mars 1967 et article 835 du code de procédure civile). Une action au fond en remise en état suppose en revanche, en principe, une autorisation votée.
Intervenez-vous en dehors de Paris ?
Oui. Le cabinet est inscrit au Barreau de Paris et intervient sur l'ensemble du territoire, en recourant si nécessaire à un avocat postulant.
Cette page a une vocation informative et ne constitue pas une consultation juridique. Elle décrit l'état du droit français à sa date de mise à jour, le . Les délais applicables dépendent du contrat et des textes en vigueur à la date des faits : ils se vérifient au cas par cas.
Votre interlocuteur
Marie-Pauline Chemin
Avocate · Droit immobilier · Barreau de Paris
Avocate en droit immobilier au Barreau de Paris, Marie-Pauline a fait des baux commerciaux le cœur de sa pratique : rédaction et négociation du bail, renouvellement, déplafonnement du loyer et indemnité d'éviction, aux côtés des bailleurs comme des preneurs.
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