La procédure de surendettement est ouverte aux personnes physiques de bonne foi qui se trouvent dans l'impossibilité manifeste de faire face à l'ensemble de leurs dettes (article L. 711-1 du code de la consommation). Elle se déroule devant une commission départementale, sous le contrôle du juge des contentieux de la protection.
Dès la recevabilité, la commission peut saisir le juge des contentieux de la protection pour qu'il suspende les mesures d'expulsion du logement du débiteur (article L. 722-6) ; le juge prononce cette suspension provisoire si la situation l'exige (article L. 722-8).
Pour un locataire en impayé menacé d'expulsion, le dossier de surendettement n'est pas qu'une question de dettes : sa recevabilité ouvre la possibilité de faire suspendre l'expulsion. Il faut donc le déposer tôt, en signalant la procédure d'expulsion en cours.
Un exemple
Un locataire menacé d'expulsion pour des impayés dépose un dossier de surendettement. Dès que sa demande est déclarée recevable, la commission peut saisir le juge des contentieux de la protection. Celui-ci peut suspendre provisoirement la procédure d'expulsion si la situation l'exige.
Situation fictive, pour illustrer la règle.
Définition relevant de la pratique de Marie-Pauline Chemin, avocate en droit immobilier au Barreau de Paris.
L'expulsion est la procédure qui permet de contraindre un occupant sans droit ni titre à quitter les lieux, sous des conditions et des délais strictement encadrés.
Le protocole de cohésion sociale est l'accord conclu entre un organisme HLM et l'occupant dont le bail a été résilié en justice pour défaut de paiement, en vue du rétablissement du bail.
Les délais de paiement, ou délais de grâce, sont le report ou l'échelonnement d'une dette que le juge peut accorder au débiteur, compte tenu de sa situation et des besoins du créancier.
Le juge des contentieux de la protection est le juge du tribunal judiciaire chargé notamment des litiges nés des baux d'habitation et des actions tendant à l'expulsion des personnes qui occupent un logement.
En droit immobilier, la plupart des droits s'éteignent vite, et le point de départ du délai n'est pas toujours celui qu'on croit. Vingt minutes suffisent à savoir si votre action est encore ouverte, et ce qu'elle suppose.
Premier échange gratuit, sans engagement · Marie-Pauline Chemin