Le rétablissement personnel est la mesure de traitement du surendettement imposée lorsque la situation du débiteur est irrémédiablement compromise ; sans liquidation judiciaire, il est prononcé lorsque le débiteur ne possède que des biens de faible valeur ou nécessaires à la vie courante (article L. 741-1 du code de la consommation).
En l'absence de contestation, le rétablissement personnel sans liquidation judiciaire entraîne l'effacement de toutes les dettes arrêtées à la date de la décision, à l'exception de certaines dettes, comme les dettes alimentaires, et de celles payées par une caution ou un coobligé personne physique (article L. 741-2).
Lorsque le débiteur possède des biens saisissables, la procédure peut être assortie d'une liquidation judiciaire.
Ce que cela change
Pour un débiteur sans perspective de remboursement, c'est un nouveau départ. Il suppose un dossier sincère et complet : la bonne foi conditionne l'accès à la procédure.
Un exemple
Une femme seule, sans patrimoine et avec de faibles revenus, cumule des dettes de crédits à la consommation qu'elle ne pourra jamais rembourser. La commission de surendettement constate une situation irrémédiablement compromise et impose un rétablissement personnel sans liquidation judiciaire. Faute de contestation, ses dettes sont effacées, à l'exception de celles que la loi exclut.
Situation fictive, pour illustrer la règle.
Définition relevant de la pratique de Marie-Pauline Chemin, avocate en droit immobilier au Barreau de Paris.
La procédure de surendettement est ouverte aux personnes physiques de bonne foi qui se trouvent dans l'impossibilité manifeste de faire face à l'ensemble de leurs dettes (article L. 711-1 du code de la consommation). Elle se déroule devant une commission départementale, sous le contrôle du juge des contentieux de la protection.
Les délais de paiement, ou délais de grâce, sont le report ou l'échelonnement d'une dette que le juge peut accorder au débiteur, compte tenu de sa situation et des besoins du créancier.
En droit immobilier, la plupart des droits s'éteignent vite, et le point de départ du délai n'est pas toujours celui qu'on croit. Vingt minutes suffisent à savoir si votre action est encore ouverte, et ce qu'elle suppose.
Premier échange gratuit, sans engagement · Marie-Pauline Chemin