La sous-location est le contrat par lequel un locataire, dit locataire principal, loue à son tour tout ou partie du logement à un sous-locataire, moyennant un prix. Pour un logement loué vide ou meublé en résidence principale, elle n'est permise qu'avec l'accord écrit du bailleur, y compris sur le prix (article 8 de la loi du 6 juillet 1989).
Le loyer au mètre carré demandé au sous-locataire ne peut excéder celui payé par le locataire principal, qui doit lui transmettre l'autorisation écrite du bailleur et la copie du bail en cours. À la fin du bail principal, le sous-locataire ne peut se prévaloir d'aucun droit contre le bailleur ni d'aucun titre d'occupation (article 8 de la loi du 6 juillet 1989).
Sauf lorsque la sous-location a été autorisée, les sous-loyers perçus par le locataire appartiennent au propriétaire comme fruits civils, et peuvent lui être remboursés (Cour de cassation, troisième chambre civile, 12 septembre 2019, n° 18-20.727).
La sous-location non autorisée est l'une des causes de résiliation du bail que les bailleurs, sociaux surtout, poursuivent le plus fermement. Elle met aussi le sous-locataire dans une situation fragile : il peut perdre le logement sans avoir aucun droit à faire valoir contre le propriétaire.
Définition relevant de la pratique de Marie-Pauline Chemin, avocate en droit immobilier au Barreau de Paris.
Le bail d'habitation est le contrat par lequel un bailleur loue un logement à un locataire qui en fait sa résidence principale. Il relève, pour l'essentiel, de la loi du 6 juillet 1989, dont la plupart des règles s'imposent aux parties.
L'occupant sans droit ni titre est la personne qui se maintient dans un local sans bail, sans autorisation du propriétaire ni autre droit qui l'y fonde.
L'expulsion est la procédure qui permet de contraindre un occupant sans droit ni titre à quitter les lieux, sous des conditions et des délais strictement encadrés.
La clause résolutoire est la stipulation d'un bail qui prévoit sa résiliation de plein droit en cas de manquement du locataire, sans que le juge ait à apprécier la gravité de ce manquement.
En droit immobilier, la plupart des droits s'éteignent vite, et le point de départ du délai n'est pas toujours celui qu'on croit. Vingt minutes suffisent à savoir si votre action est encore ouverte, et ce qu'elle suppose.
Premier échange gratuit, sans engagement · Marie-Pauline Chemin