Les logements sociaux obéissent à des règles propres en plus de la loi du 6 juillet 1989 : attribution sous conditions de ressources, supplément de loyer de solidarité, interdiction de la sous-location hors cas prévus (articles L. 441-3 et L. 442-3-5 du code de la construction et de l'habitation).
Face à un bailleur social, les règles générales du bail s'appliquent, mais avec des spécificités : charges, supplément de loyer, protocole. Une association de locataires peut accompagner les démarches.
Un exemple
Une locataire d'un office public de l'habitat accumule plusieurs mois d'impayés après une perte d'emploi. Plutôt qu'une procédure, le bailleur social lui propose un protocole de cohésion sociale. Le protocole organise le règlement de la dette et lui permet de rester dans les lieux.
Situation fictive, pour illustrer la règle.
Définition relevant de la pratique de Marie-Pauline Chemin, avocate en droit immobilier au Barreau de Paris.
Le supplément de loyer de solidarité est la somme que les organismes d'HLM perçoivent, en sus du loyer et des charges, des locataires dont les ressources du foyer excèdent d'au moins 20 % les plafonds de ressources pour l'attribution du logement (article L. 441-3 du code de la construction et de l'habitation).
Le protocole de cohésion sociale est l'accord conclu entre un organisme HLM et l'occupant dont le bail a été résilié en justice pour défaut de paiement, en vue du rétablissement du bail.
Le bail d'habitation est le contrat par lequel un bailleur loue un logement à un locataire qui en fait sa résidence principale. Il relève, pour l'essentiel, de la loi du 6 juillet 1989, dont la plupart des règles s'imposent aux parties.
En droit immobilier, la plupart des droits s'éteignent vite, et le point de départ du délai n'est pas toujours celui qu'on croit. Vingt minutes suffisent à savoir si votre action est encore ouverte, et ce qu'elle suppose.
Premier échange gratuit, sans engagement · Marie-Pauline Chemin