En colocation, son montant est fixé en fonction des charges récupérables et peut être révisé chaque année aux mêmes conditions que le loyer ; il ne doit pas être manifestement disproportionné au regard des charges réelles (article 8-1).
Dans un bail vide ordinaire, les charges sont payées par provisions, régularisées chaque année sur justification (article 23).
Ce que cela change
Avec un forfait, le bailleur ne peut pas réclamer après coup une taxe ou une consommation supplémentaire. Avec des provisions, il le peut, mais justificatifs à l'appui.
Un exemple
Un étudiant loue un studio meublé avec un forfait de charges de 50 euros par mois. En fin d'année, le bailleur constate que la consommation d'eau a été plus élevée que prévu. Le forfait ne pouvant donner lieu à complément, il ne peut pas réclamer de supplément.
Situation fictive, pour illustrer la règle.
Définition relevant de la pratique de Marie-Pauline Chemin, avocate en droit immobilier au Barreau de Paris.
Les charges récupérables, ou charges locatives, sont les sommes accessoires au loyer que le bailleur d'un logement peut se faire rembourser par le locataire, à condition d'en justifier.
La régularisation des charges est l'opération annuelle par laquelle le bailleur compare les provisions versées par le locataire aux charges récupérables réellement dépensées, puis réclame le complément ou rembourse le trop-perçu.
La location meublée est la location d'un logement garni du mobilier nécessaire à la vie courante. Lorsqu'il constitue la résidence principale du locataire, elle relève du titre Ier bis de la loi du 6 juillet 1989.
La colocation est la location d'un même logement à plusieurs locataires qui y ont leur résidence principale, formalisée par un contrat unique ou par plusieurs contrats conclus avec le bailleur.
En droit immobilier, la plupart des droits s'éteignent vite, et le point de départ du délai n'est pas toujours celui qu'on croit. Vingt minutes suffisent à savoir si votre action est encore ouverte, et ce qu'elle suppose.
Premier échange gratuit, sans engagement · Marie-Pauline Chemin