La mainlevée est l'acte par lequel il est mis fin à une mesure qui bloquait un bien ou une somme, comme une saisie, une hypothèque ou une opposition ; elle est donnée par le créancier ou ordonnée par le juge.
Une saisie levée peut être suivie d'une nouvelle : la mainlevée met fin à une mesure, pas à la dette. Il faut donc traiter la cause, contester le titre ou négocier, et pas seulement la saisie.
Un exemple
Un débiteur règle la dette pour laquelle son compte bancaire avait été saisi. Le créancier consent alors à la mainlevée de la saisie, et le compte est débloqué. La dette étant payée, aucune nouvelle saisie ne peut être fondée sur le même titre pour cette somme.
Situation fictive, pour illustrer la règle.
Définition relevant de la pratique de Marie-Pauline Chemin, avocate en droit immobilier au Barreau de Paris.
La saisie-attribution permet à un créancier muni d'un titre exécutoire de saisir, entre les mains d'un tiers (souvent la banque), les sommes d'argent dues à son débiteur.
L'hypothèque est une sûreté qui affecte un immeuble en garantie d'une dette, sans dépossession du propriétaire ; en cas d'impayé, le créancier peut faire saisir le bien.
Le juge de l'exécution est le juge du tribunal judiciaire compétent pour les difficultés relatives aux titres exécutoires et les contestations qui s'élèvent à l'occasion de leur exécution forcée.
La mesure conservatoire permet à un créancier de rendre indisponibles des biens de son débiteur, ou de prendre une garantie sur eux, pour préserver ses chances de paiement en attendant d'obtenir un titre exécutoire.
En droit immobilier, la plupart des droits s'éteignent vite, et le point de départ du délai n'est pas toujours celui qu'on croit. Vingt minutes suffisent à savoir si votre action est encore ouverte, et ce qu'elle suppose.
Premier échange gratuit, sans engagement · Marie-Pauline Chemin