L'exécution forcée désigne les mesures par lesquelles un créancier contraint, avec le concours d'un commissaire de justice, son débiteur défaillant à exécuter ses obligations : saisie sur compte, saisie des rémunérations, saisie immobilière, expulsion.
Une dette, même reconnue, ne permet pas à elle seule de saisir : il faut un titre exécutoire. À l'inverse, un jugement en poche, le créancier dispose de moyens contraignants que le débiteur ne peut contester que dans des délais brefs.
Définition relevant de la pratique de Marie-Pauline Chemin, avocate en droit immobilier au Barreau de Paris.
Le titre exécutoire est l'acte qui autorise le recours à l'exécution forcée d'une créance ou d'une obligation, au besoin avec le concours d'un commissaire de justice.
Le juge de l'exécution est le juge du tribunal judiciaire compétent pour les difficultés relatives aux titres exécutoires et les contestations qui s'élèvent à l'occasion de leur exécution forcée.
La saisie-attribution permet à un créancier muni d'un titre exécutoire de saisir, entre les mains d'un tiers (souvent la banque), les sommes d'argent dues à son débiteur.
Le commissaire de justice est l'officier public et ministériel qui signifie les actes, exécute les décisions de justice et dresse des constats ; la profession réunit depuis le 1er juillet 2022 les anciens huissiers de justice et commissaires-priseurs judiciaires.
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