La promesse de vente est l'avant-contrat par lequel vendeur et acquéreur s'engagent avant la signature définitive ; le compromis (promesse synallagmatique) vaut vente.
L'article 1589 du code civil pose que la promesse de vente vaut vente lorsqu'il y a consentement réciproque des deux parties sur la chose et sur le prix. C'est le régime du compromis, ou promesse synallagmatique.
Elle se distingue de la promesse unilatérale, par laquelle seul le promettant s'engage, le bénéficiaire disposant d'une option. En matière immobilière, l'acquéreur non professionnel bénéficie d'un délai de rétractation de dix jours après la notification de l'avant-contrat.
Ce que cela change
Le compromis engage bien plus qu'on ne le croit : dès sa signature, la vente est en principe formée. Les conditions suspensives et les délais de rétractation méritent d'y être rédigés avec soin.
Un exemple
Un acheteur signe un compromis de vente pour un appartement, avec un accord sur le bien et le prix. La vente est en principe formée dès cette signature. Acquéreur non professionnel, il dispose encore d'un délai de rétractation de dix jours après la notification de l'avant-contrat.
Situation fictive, pour illustrer la règle.
Définition relevant de la pratique de Marie-Pauline Chemin, avocate en droit immobilier au Barreau de Paris.
La promesse unilatérale de vente est le contrat par lequel le propriétaire, le promettant, accorde à un acquéreur potentiel, le bénéficiaire, le droit d'acheter le bien à des conditions déjà fixées. Seul le consentement du bénéficiaire manque à la formation de la vente : il le donne en levant l'option.
Une condition suspensive est un événement futur et incertain dont la réalisation rend l'obligation pure et simple. Tant qu'elle n'est pas accomplie, l'engagement reste en suspens.
Le délai de rétractation permet à l'acquéreur non professionnel d'un immeuble à usage d'habitation de revenir sur son engagement pendant dix jours, sans avoir à se justifier.
Un vice caché est un défaut non apparent lors de la vente, antérieur à celle-ci, et suffisamment grave pour rendre le bien impropre à son usage ou en diminuer fortement la valeur.
Le dol est une tromperie (manœuvres, mensonges ou dissimulation intentionnelle d'une information déterminante) par laquelle un contractant obtient le consentement de l'autre ; il vicie le contrat.
En droit immobilier, la plupart des droits s'éteignent vite, et le point de départ du délai n'est pas toujours celui qu'on croit. Vingt minutes suffisent à savoir si votre action est encore ouverte, et ce qu'elle suppose.
Premier échange gratuit, sans engagement · Marie-Pauline Chemin