La promesse unilatérale de vente est le contrat par lequel le propriétaire, le promettant, accorde à un acquéreur potentiel, le bénéficiaire, le droit d'acheter le bien à des conditions déjà fixées. Seul le consentement du bénéficiaire manque à la formation de la vente : il le donne en levant l'option.
L'article 1124 du code civil la définit. Pendant le délai d'option, le promettant est lié : sa révocation n'empêche pas la formation de la vente si le bénéficiaire lève l'option, et la vente conclue avec un tiers qui connaissait la promesse est nulle.
Elle se distingue du compromis, ou promesse synallagmatique, par lequel vendeur et acquéreur s'engagent tous deux et qui vaut vente dès l'accord sur la chose et le prix (article 1589).
Portant sur un immeuble, elle est nulle si elle n'est pas constatée par acte authentique ou par acte sous seing privé enregistré dans les dix jours de son acceptation par le bénéficiaire (article 1589-2).
Pour le vendeur, la promesse unilatérale engage dès la signature : il ne peut plus se raviser pendant le délai d'option. Pour l'acquéreur, elle laisse une liberté, mais les dates de levée d'option et le formalisme de l'enregistrement sont à surveiller de près : un oubli suffit à tout perdre.
Un exemple
Un propriétaire consent une promesse unilatérale de vente, puis reçoit une meilleure offre et prétend se rétracter. Le bénéficiaire lève l'option dans le délai convenu. La vente est formée malgré la révocation du promettant.
Situation fictive, pour illustrer la règle.
Définition relevant de la pratique de Marie-Pauline Chemin, avocate en droit immobilier au Barreau de Paris.
La promesse de vente est l'avant-contrat par lequel vendeur et acquéreur s'engagent avant la signature définitive ; le compromis (promesse synallagmatique) vaut vente.
Une condition suspensive est un événement futur et incertain dont la réalisation rend l'obligation pure et simple. Tant qu'elle n'est pas accomplie, l'engagement reste en suspens.
Le délai de rétractation permet à l'acquéreur non professionnel d'un immeuble à usage d'habitation de revenir sur son engagement pendant dix jours, sans avoir à se justifier.
Le droit de préemption urbain permet à une commune d'acquérir en priorité un bien mis en vente dans des zones qu'elle a délimitées, à la place de l'acquéreur pressenti.
En droit immobilier, la plupart des droits s'éteignent vite, et le point de départ du délai n'est pas toujours celui qu'on croit. Vingt minutes suffisent à savoir si votre action est encore ouverte, et ce qu'elle suppose.
Premier échange gratuit, sans engagement · Marie-Pauline Chemin