Le véhicule terrestre à moteur est, selon l'article L. 211-1 du code des assurances, tout véhicule automoteur destiné à circuler sur le sol et pouvant être actionné par une force mécanique sans être lié à une voie ferrée, ainsi que toute remorque, même non attelée.
Le même article impose à quiconque fait circuler un tel véhicule une assurance de responsabilité civile. Le fauteuil roulant automoteur d'une personne en situation de handicap n'est pas considéré comme un véhicule à ce titre.
La loi du 5 juillet 1985, dite loi Badinter, s'applique aux victimes d'un accident de la circulation dans lequel est impliqué un véhicule terrestre à moteur.
Ce que cela change
La qualification n'est pas qu'une question de vocabulaire : selon qu'un engin est ou non un véhicule terrestre à moteur, la victime relève du régime protecteur de la loi Badinter ou du droit commun de la responsabilité, beaucoup moins favorable.
Un exemple
Un piéton est renversé par un scooter électrique. L'engin étant un véhicule terrestre à moteur, la victime relève de la loi Badinter, bien plus protectrice que le droit commun. Elle peut demander son indemnisation à l'assureur du conducteur.
Situation fictive, pour illustrer la règle.
Définition relevant de la pratique de Louis-Victor Chemin, avocat en dommage corporel au Barreau de Paris.
La loi Badinter du 5 juillet 1985 institue un régime d'indemnisation propre aux accidents de la circulation impliquant un véhicule terrestre à moteur, qui protège particulièrement les piétons, cyclistes et passagers.
Le Fonds de garantie des assurances obligatoires de dommages indemnise les victimes d'accidents de la circulation lorsque le responsable est inconnu, non assuré ou insolvable.
L'offre d'indemnisation est la proposition que l'assureur doit, dans les accidents de la circulation, présenter à la victime dans des délais légaux ; à défaut d'offre, ou en cas d'offre tardive, l'indemnité porte intérêt au double du taux légal.
La faute de la victime qui a contribué à son propre dommage réduit, voire supprime, son droit à indemnisation : c'est une cause d'exonération partielle du responsable, sauf lorsqu'elle présente les caractères de la force majeure.
En dommage corporel, la plupart des droits s'éteignent vite, et le point de départ du délai n'est pas toujours celui qu'on croit. Vingt minutes suffisent à savoir si votre action est encore ouverte, et ce qu'elle suppose.
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