La loi Badinter du 5 juillet 1985 institue un régime d'indemnisation propre aux accidents de la circulation impliquant un véhicule terrestre à moteur, qui protège particulièrement les piétons, cyclistes et passagers.
Elle repose sur la notion d'implication du véhicule, plus large que celle de causalité : il n'est pas nécessaire d'établir une faute du conducteur.
Elle impose aussi à l'assureur un calendrier : une offre d'indemnisation doit être présentée dans des délais déterminés, à défaut de quoi des pénalités sont encourues.
Ce que cela change
Pour un piéton, un cycliste ou un passager, seule une faute inexcusable cause exclusive de l'accident peut être opposée, et les tribunaux la retiennent rarement. Le régime est en revanche moins favorable au conducteur, dont la faute peut réduire l'indemnisation.
Définition relevant de la pratique de Louis-Victor Chemin, avocat en dommage corporel au Barreau de Paris.
Le Fonds de garantie des assurances obligatoires de dommages indemnise les victimes d'accidents de la circulation lorsque le responsable est inconnu, non assuré ou insolvable.
La consolidation est le moment où l'état de santé de la victime se stabilise : les lésions n'évoluent plus de façon prévisible, et les séquelles peuvent être mesurées définitivement.
En dommage corporel, la plupart des droits s'éteignent vite, et le point de départ du délai n'est pas toujours celui qu'on croit. Vingt minutes suffisent à savoir si votre action est encore ouverte, et ce qu'elle suppose.
Premier échange gratuit, sans engagement · Louis-Victor Chemin