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Dommage corporel

Le conducteur éjecté puis heurté garde le statut de conducteur, et sa faute exclut son indemnisation

Cour de cassation, 2e chambre civile · · pourvoi n° 08-16.915 · Publié au bulletin

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La solution

La Cour de cassation juge que la victime éjectée de son véhicule puis heurtée conserve la qualité de conducteur dès lors que les impacts s'inscrivent dans un même accident survenu en un seul trait de temps ; sa faute, appréciée en cette qualité, peut limiter ou exclure son droit à indemnisation en application de l'article 4 de la loi Badinter.

Reformulation. Pour lire la décision, consultez-la sur Légifrance.

Dispositif de l'arrêt

Par ces motifs, la Cour :

Rejette les pourvois ;

Extrait recopié de la décision ; les dépens et frais sont omis. Texte intégral sur Légifrance.

Ce que la décision change

La qualité de conducteur, dont dépend le régime d'indemnisation, s'apprécie sur l'ensemble de la séquence accidentelle, non impact par impact.

Le conducteur, contrairement au piéton ou au passager, voit son indemnisation limitée ou exclue par sa propre faute, en application de l'article 4 de la loi Badinter.

Une faute de conduite exclusive — ici un refus de priorité — peut priver totalement la victime conductrice de son indemnisation.

Le commentaire de Louis-Victor

La première question dans un accident de la circulation n'est pas « qui est responsable ? » mais « la victime était-elle conductrice ? ». Le statut change tout : un piéton est presque toujours indemnisé, un conducteur fautif peut ne rien recevoir. Cet arrêt montre que ce statut se lit sur toute la scène de l'accident, pas sur un seul choc.

Louis-Victor Chemin, avocat en dommage corporel au Barreau de Paris, toque P0577.

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Les textes appliqués

Les notions en jeu

Décision vérifiée à la source le . La jurisprudence évolue : une solution peut être précisée ou abandonnée par une décision ultérieure. Cette page a une vocation informative et ne constitue pas une consultation juridique.

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