Le partage de responsabilité est la réduction de l'indemnisation due à la victime lorsqu'une faute de sa part a contribué à son dommage ; l'indemnité est diminuée à proportion de cette contribution.
Le juge apprécie la part respective du responsable et de la victime dans la réalisation du dommage, et réduit l'indemnisation en conséquence. Une faute de la victime revêtant les caractères de la force majeure exonère totalement le responsable.
Le partage n'est pas automatique : il suppose une faute de la victime en lien avec le dommage, que le responsable doit démontrer, et que certains régimes protecteurs écartent.
Ce que cela change
Quelques points de partage représentent des sommes importantes sur une indemnisation corporelle. La discussion sur le pourcentage est un enjeu à part entière, qui se prépare par les pièces autant que par le droit.
Un exemple
Un client glisse dans un magasin sur un sol mouillé non signalé, en courant. Le juge retient la responsabilité du magasin, mais aussi une faute de la victime ayant contribué à sa chute. Son indemnisation est réduite à proportion de sa part dans la réalisation du dommage.
Situation fictive, pour illustrer la règle.
Définition relevant de la pratique de Louis-Victor Chemin, avocat en dommage corporel au Barreau de Paris.
La faute de la victime qui a contribué à son propre dommage réduit, voire supprime, son droit à indemnisation : c'est une cause d'exonération partielle du responsable, sauf lorsqu'elle présente les caractères de la force majeure.
L'organisateur qui n'a pas donné les consignes de sécurité ne peut invoquer l'imprudence de la victime
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