Le partage est l'opération qui met fin à l'indivision en répartissant les biens entre les indivisaires selon leurs droits ; nul ne peut être contraint à demeurer dans l'indivision et le partage peut toujours être provoqué (article 815 du code civil).
Il est amiable si tous s'accordent, judiciaire si l'un refuse le partage amiable ou si des contestations s'élèvent (article 840). L'égalité dans le partage est une égalité en valeur ; l'inégalité des lots se compense par une soulte (article 826).
Le partage n'est pas qu'une division du prix : c'est un compte, où chacun fait valoir ce qu'il a payé et ce qu'il doit. Bien préparé, il évite la licitation.
Un exemple
Deux héritiers partagent une maison et un compte bancaire. L'un d'eux a payé seul la réfection de la toiture pendant l'indivision. Le partage tient compte de cette dépense, et l'inégalité entre les lots est compensée par une soulte.
Situation fictive, pour illustrer la règle.
Définition relevant de la pratique de Marie-Pauline Chemin, avocate en droit immobilier au Barreau de Paris.
L'indivision est la situation dans laquelle plusieurs personnes sont propriétaires ensemble d'un même bien, chacune pour une quote-part, sans division matérielle.
La soulte est la somme d'argent qui compense l'inégalité de valeur entre les lots attribués lors d'un partage : chaque copartageant devant recevoir des biens pour une valeur égale à ses droits, celui qui reçoit plus verse une soulte à l'autre (article 826 du code civil).
La licitation est la vente aux enchères d'un bien commun à plusieurs personnes, lorsqu'il ne peut être partagé commodément et sans perte ou qu'aucun copartageant ne peut ou ne veut le prendre ; le prix est partagé entre eux (article 1686 du code civil).
En droit immobilier, la plupart des droits s'éteignent vite, et le point de départ du délai n'est pas toujours celui qu'on croit. Vingt minutes suffisent à savoir si votre action est encore ouverte, et ce qu'elle suppose.
Premier échange gratuit, sans engagement · Marie-Pauline Chemin