Publiée le · par Xavier Chemin, avocat en procédure d'appel
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Définition
Le désistement d'instance est l'acte par lequel le demandeur renonce à l'instance en cours pour y mettre fin, sans renoncer nécessairement à son droit d'agir.
L'article 394 du code de procédure civile permet au demandeur, en toute matière, de se désister de sa demande pour mettre fin à l'instance. Le désistement d'instance n'emporte pas renonciation à l'action, mais seulement extinction de l'instance.
Il emporte, sauf convention contraire, l'obligation de payer les frais de l'instance éteinte, et suppose souvent l'acceptation du défendeur lorsque celui-ci a déjà conclu au fond ou formé une demande reconventionnelle.
Ce que cela change
Se désister permet d'arrêter un procès mal engagé sans perdre le droit d'agir à nouveau. Mais les frais et l'acceptation de l'adversaire en font une décision à peser.
Un exemple
Un demandeur s'aperçoit qu'il a assigné son adversaire devant un tribunal incompétent. Il se désiste de l'instance pour la réintroduire devant le bon tribunal, sans renoncer à son droit d'agir. Il supporte en principe les frais de l'instance éteinte.
Situation fictive, pour illustrer la règle.
Définition relevant de la pratique de Xavier Chemin, avocat en procédure d'appel au Barreau de Paris.
La péremption d'instance éteint l'instance lorsque aucune des parties n'accomplit de diligence pendant deux ans ; elle n'éteint pas le droit d'agir, mais oblige à réintroduire la procédure, si la prescription le permet encore.
En procédure d'appel, la plupart des droits s'éteignent vite, et le point de départ du délai n'est pas toujours celui qu'on croit. Vingt minutes suffisent à savoir si votre action est encore ouverte, et ce qu'elle suppose.
Premier échange gratuit, sans engagement · Xavier Chemin