Le droit de propriété est le droit de jouir et disposer des choses de la manière la plus absolue, pourvu qu'on n'en fasse pas un usage prohibé par les lois ou par les règlements (article 544 du code civil).
Il réunit traditionnellement trois prérogatives : user de la chose, en percevoir les fruits et en disposer. Elles peuvent être réparties entre plusieurs personnes par un démembrement, comme l'usufruit.
La propriété n'autorise pas tout : l'usage du bien reste encadré par les lois, les règlements, les servitudes et l'interdiction de causer à ses voisins un trouble excédant les inconvénients normaux du voisinage (article 1253 du code civil). La plupart des litiges immobiliers se jouent à cette frontière.
Définition relevant de la pratique de Marie-Pauline Chemin, avocate en droit immobilier au Barreau de Paris.
Un droit réel est un droit qui confère à son titulaire un pouvoir direct sur une chose, opposable à tous : la propriété en est le modèle, l'usufruit, la servitude ou l'hypothèque en sont d'autres.
Le démembrement de propriété consiste à répartir entre plusieurs personnes les prérogatives du propriétaire : l'usage du bien et ses revenus d'un côté, la propriété de sa substance de l'autre.
L'usufruit est le droit d'utiliser un bien et d'en percevoir les revenus (loyers, récoltes) sans en être propriétaire, à charge d'en conserver la substance ; le propriétaire est alors nu-propriétaire.
La prescription acquisitive, ou usucapion, permet d'acquérir la propriété d'un bien par l'effet d'une possession prolongée, sans avoir à produire de titre.
Le trouble anormal du voisinage est une nuisance qui excède les inconvénients ordinaires de la vie en voisinage, et qui engage la responsabilité de son auteur même en l'absence de toute faute.
En droit immobilier, la plupart des droits s'éteignent vite, et le point de départ du délai n'est pas toujours celui qu'on croit. Vingt minutes suffisent à savoir si votre action est encore ouverte, et ce qu'elle suppose.
Premier échange gratuit, sans engagement · Marie-Pauline Chemin