Publiée le · par Xavier Chemin, avocat en procédure d'appel
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Définition
Il y a omission de statuer lorsque le juge n'a pas tranché l'un des chefs de demande dont il était saisi. La juridiction peut alors compléter son jugement sans toucher à ce qu'elle a jugé sur les autres chefs.
Le juge est saisi par simple requête d'une partie ou par requête commune, et statue après avoir entendu les parties ou celles-ci appelées.
La décision complétive est notifiée comme le jugement et ouvre les mêmes voies de recours.
Ce que cela change
Avant d'interjeter appel pour une demande « oubliée », il faut se demander si le juge l'a rejetée ou simplement omise : dans le second cas, une requête suffit souvent. Le délai d'un an se surveille.
Un exemple
Un jugement condamne un locataire à payer ses loyers, mais ne dit rien de la demande d'expulsion. Le bailleur constate que le juge l'a omise, sans la rejeter. Plutôt que de faire appel, il présente une requête au même juge pour qu'il complète son jugement, dans le délai d'un an.
Situation fictive, pour illustrer la règle.
Définition relevant de la pratique de Xavier Chemin, avocat en procédure d'appel au Barreau de Paris.
La rectification d'erreur matérielle permet de corriger une erreur ou une omission purement matérielle d'un jugement (nom, chiffre, date, mention manquante) sans remettre en cause ce qui a été jugé.
Le dispositif des conclusions est la partie finale qui récapitule les prétentions : en appel, la cour ne statue que sur les prétentions qui y sont énoncées.
Le délai d'appel est le temps laissé à une partie pour faire appel d'un jugement. Passé ce délai, le recours n'est plus recevable et le jugement devient définitif sur ce point.
En procédure d'appel, la plupart des droits s'éteignent vite, et le point de départ du délai n'est pas toujours celui qu'on croit. Vingt minutes suffisent à savoir si votre action est encore ouverte, et ce qu'elle suppose.
Premier échange gratuit, sans engagement · Xavier Chemin