La faute inexcusable de l'employeur est le manquement à son obligation de sécurité lorsqu'il avait ou aurait dû avoir conscience du danger et n'a pas pris les mesures nécessaires pour en préserver le salarié.
Sa reconnaissance ouvre à la victime d'un accident du travail ou d'une maladie professionnelle une indemnisation complémentaire, au-delà de la réparation forfaitaire du régime de base.
La notion est distincte de la faute inexcusable opposable à la victime d'un accident de la circulation, qui obéit à une définition et à une logique différentes.
Ce que cela change
C'est la voie qui permet de sortir du forfait. La démonstration repose sur ce que l'employeur savait ou devait savoir : documents de prévention, alertes antérieures, registres. Ces pièces se demandent tôt, avant qu'elles ne deviennent difficiles à obtenir.
Un exemple
Un ouvrier tombe d'un échafaudage dépourvu de garde-corps, alors que des salariés avaient signalé le danger. La victime engage une action en reconnaissance de la faute inexcusable de son employeur. Elle demande rapidement les documents de prévention et les alertes antérieures pour établir que l'employeur avait conscience du danger.
Situation fictive, pour illustrer la règle.
Définition relevant de la pratique de Louis-Victor Chemin, avocat en dommage corporel au Barreau de Paris.
Le déficit fonctionnel permanent est la réduction définitive des capacités physiques, psychiques ou intellectuelles qui subsiste après la consolidation, exprimée en pourcentage.
En dommage corporel, la plupart des droits s'éteignent vite, et le point de départ du délai n'est pas toujours celui qu'on croit. Vingt minutes suffisent à savoir si votre action est encore ouverte, et ce qu'elle suppose.
Premier échange gratuit, sans engagement · Louis-Victor Chemin