L'accident de trajet est l'accident subi par un travailleur pendant le trajet d'aller et de retour entre sa résidence et son lieu de travail, ou entre son lieu de travail et le lieu où il prend habituellement ses repas.
Le parcours ne doit pas avoir été interrompu ou détourné pour un motif d'intérêt personnel étranger aux nécessités essentielles de la vie courante ; un détour rendu nécessaire par un covoiturage régulier est admis.
La résidence peut être la résidence principale, une résidence secondaire stable ou tout lieu où le travailleur se rend habituellement pour des motifs d'ordre familial.
Ce que cela change
Lorsque l'accident est imputable à un tiers, par exemple un automobiliste, la victime conserve contre lui une action de droit commun pour la part du préjudice que les prestations ne réparent pas (article L. 454-1 du code de la sécurité sociale). C'est souvent là que se trouve l'essentiel de l'indemnisation.
Un exemple
Une salariée qui rentre directement du bureau chez elle est renversée par une voiture à un passage piéton. L'accident est pris en charge comme un accident du travail par la caisse. Elle peut en outre agir contre l'automobiliste et son assureur pour la part de son préjudice que les prestations sociales ne réparent pas, notamment ses souffrances et ses séquelles.
Situation fictive, pour illustrer la règle.
Définition relevant de la pratique de Louis-Victor Chemin, avocat en dommage corporel au Barreau de Paris.
Est considéré comme accident du travail, quelle qu'en soit la cause, l'accident survenu par le fait ou à l'occasion du travail à toute personne salariée ou travaillant à quelque titre que ce soit pour un employeur.
Les indemnités journalières sont versées par l'assurance maladie à l'assuré qui se trouve, selon le constat médical, dans l'incapacité physique de continuer ou de reprendre le travail.
La loi Badinter du 5 juillet 1985 institue un régime d'indemnisation propre aux accidents de la circulation impliquant un véhicule terrestre à moteur, qui protège particulièrement les piétons, cyclistes et passagers.
Le recours des tiers payeurs permet aux organismes ayant versé des prestations à la victime de se rembourser sur l'indemnisation due par le responsable, poste par poste, à l'exclusion des préjudices à caractère personnel.
En dommage corporel, la plupart des droits s'éteignent vite, et le point de départ du délai n'est pas toujours celui qu'on croit. Vingt minutes suffisent à savoir si votre action est encore ouverte, et ce qu'elle suppose.
Premier échange gratuit, sans engagement · Louis-Victor Chemin