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Abus de majorité

Publiée le · par Marie-Pauline Chemin, avocate en droit immobilier

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Définition

L'abus de majorité désigne la décision d'une assemblée, régulièrement votée, mais contraire à l'intérêt collectif ou prise dans le seul but de favoriser les membres majoritaires au détriment des minoritaires ; le juge peut l'annuler.

En copropriété, il est invoqué à l'appui d'une contestation de résolution, dans le délai de deux mois à compter de la notification du procès-verbal (article 42 de la loi du 10 juillet 1965).

C'est à celui qui l'invoque de démontrer le détournement de pouvoir : rupture d'égalité injustifiée entre copropriétaires, décision sans intérêt pour la collectivité, volonté de nuire.

Ce que cela change

Une décision votée à une large majorité n'est pas inattaquable. Mais l'abus de majorité se prouve par les faits : qui bénéficie de la décision, à quelles conditions, et pourquoi d'autres en sont exclus.

Définition relevant de la pratique de Marie-Pauline Chemin, avocate en droit immobilier au Barreau de Paris.

À connaître avec ce terme

Contestation d'une décision d'assemblée générale
La contestation d'une décision d'assemblée générale est l'action en justice par laquelle un copropriétaire demande l'annulation d'une résolution votée par l'assemblée des copropriétaires.
Majorités en assemblée générale
Les décisions de l'assemblée générale se prennent selon des majorités variables (articles 24, 25 et 26 de la loi de 1965), graduées selon la gravité de la décision.
Assemblée générale
L'assemblée générale des copropriétaires est la réunion, au moins annuelle, où les copropriétaires prennent, par un vote soumis à des règles de majorité, les décisions qui concernent l'immeuble.
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