La contestation d'une décision d'assemblée générale est l'action en justice par laquelle un copropriétaire demande l'annulation d'une résolution votée par l'assemblée des copropriétaires.
Le syndic doit notifier le procès-verbal dans le mois qui suit la tenue de l'assemblée.
Sauf urgence, l'exécution des travaux votés en application des articles 25 et 26 est suspendue jusqu'à l'expiration de ce délai de deux mois.
Lorsque l'action aboutit contre une décision modifiant la répartition des charges, le tribunal judiciaire procède lui-même à la nouvelle répartition.
Ce que cela change
Deux mois passent vite, et le délai court de la notification, pas de l'assemblée. Il faut conserver l'enveloppe et l'avis de réception, et faire analyser la résolution dès réception du procès-verbal.
Un exemple
Un copropriétaire vote contre une résolution autorisant des travaux qu'il estime irréguliers. Il reçoit le procès-verbal par lettre recommandée trois semaines plus tard. Il dispose de deux mois à compter de cette notification pour assigner le syndicat en annulation de la résolution.
Situation fictive, pour illustrer la règle.
Définition relevant de la pratique de Marie-Pauline Chemin, avocate en droit immobilier au Barreau de Paris.
Est opposant le copropriétaire qui a voté contre une décision ; est défaillant celui qui était absent et non représenté. Seuls eux peuvent contester la décision.
Les décisions de l'assemblée générale se prennent selon des majorités variables (articles 24, 25 et 26 de la loi de 1965), graduées selon la gravité de la décision.
La forclusion est la sanction qui fait perdre le droit d'agir ou d'exercer un recours à celui qui ne l'a pas exercé dans le délai légal ou conventionnel.
En droit immobilier, la plupart des droits s'éteignent vite, et le point de départ du délai n'est pas toujours celui qu'on croit. Vingt minutes suffisent à savoir si votre action est encore ouverte, et ce qu'elle suppose.
Premier échange gratuit, sans engagement · Marie-Pauline Chemin