Les décisions de l'assemblée générale se prennent selon des majorités variables (articles 24, 25 et 26 de la loi de 1965), graduées selon la gravité de la décision.
L'article 24 (majorité simple des présents et représentés) régit la gestion courante ; l'article 25 (majorité de tous les copropriétaires) vise notamment certains travaux et la désignation du syndic ; l'article 26 (double majorité) concerne les décisions les plus graves.
Des passerelles existent : une décision de l'article 25 non adoptée mais ayant recueilli au moins le tiers des voix peut être revotée immédiatement à la majorité de l'article 24.
Le choix de la bonne majorité est une cause fréquente de nullité : une décision votée à une majorité insuffisante est annulable.
Ce que cela change
La majorité applicable est le premier point que je contrôle pour contester — ou sécuriser — une décision d'assemblée générale. Une résolution votée à la mauvaise majorité est fragile ; à l'inverse, connaître les passerelles permet de faire adopter un projet qui semblait bloqué. Tout se joue sur la qualification de la décision.
Définition relevant de la pratique de Marie-Pauline Chemin, avocate en droit immobilier au Barreau de Paris.
L'assemblée générale des copropriétaires est la réunion, au moins annuelle, où les copropriétaires prennent, par un vote soumis à des règles de majorité, les décisions qui concernent l'immeuble.
Est opposant le copropriétaire qui a voté contre une décision ; est défaillant celui qui était absent et non représenté. Seuls eux peuvent contester la décision.
Le syndic est le mandataire chargé d'administrer la copropriété : il exécute les décisions de l'assemblée générale, tient les comptes et représente le syndicat des copropriétaires.
En droit immobilier, la plupart des droits s'éteignent vite, et le point de départ du délai n'est pas toujours celui qu'on croit. Vingt minutes suffisent à savoir si votre action est encore ouverte, et ce qu'elle suppose.
Premier échange gratuit, sans engagement · Marie-Pauline Chemin