L'emprunt collectif est un prêt souscrit au nom du syndicat des copropriétaires pour financer des travaux sur l'immeuble, auquel chaque copropriétaire peut choisir de ne pas participer.
Longtemps réservé aux copropriétaires qui y consentaient un à un, l'emprunt collectif a été assoupli par la loi du 9 avril 2024 sur l'habitat dégradé : il peut désormais être décidé à la même majorité que les travaux qu'il finance, sans unanimité.
Le copropriétaire qui ne veut pas s'endetter peut refuser d'y participer, à condition de le notifier au syndic dans un délai bref après le procès-verbal d'assemblée et de régler sa quote-part dans le délai prévu.
L'objectif est de débloquer les travaux de rénovation et de mise en sécurité que l'absence de trésorerie paralysait, notamment dans les copropriétés en difficulté.
Ce que cela change
Pour un copropriétaire, deux réflexes : surveiller l'ordre du jour de l'assemblée, car l'emprunt se vote désormais plus facilement, et respecter scrupuleusement le délai pour refuser d'y participer si l'on préfère payer sa part comptant. Passé ce délai, on est engagé dans le prêt collectif.
Définition relevant de la pratique de Marie-Pauline Chemin, avocate en droit immobilier au Barreau de Paris.
Le syndic est le mandataire chargé d'administrer la copropriété : il exécute les décisions de l'assemblée générale, tient les comptes et représente le syndicat des copropriétaires.
Les charges de copropriété sont les dépenses communes de l'immeuble, réparties entre les copropriétaires selon leur quote-part pour les charges générales et selon l'utilité pour les charges spéciales.
La rénovation de l'habitat dégradé et le fonctionnement des copropriétés
Avant d'attendre
Vos délais courent déjà
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