La commission d'indemnisation des victimes d'infractions permet à toute personne ayant subi un préjudice résultant de faits présentant le caractère matériel d'une infraction d'obtenir, sous conditions, la réparation intégrale des dommages résultant des atteintes à la personne (article 706-3 du code de procédure pénale).
Elle n'intervient pas pour les dommages relevant d'autres régimes d'indemnisation, comme les accidents de la circulation régis par la loi du 5 juillet 1985 (article 706-3).
Une victime d'agression peut être indemnisée même si l'auteur est inconnu ou insolvable. Le dossier se prépare comme une demande d'indemnisation complète, poste par poste.
Un exemple
Un homme est agressé dans la rue et garde une incapacité de travail de plusieurs mois ; l'auteur, condamné, est insolvable. La victime saisit la commission d'indemnisation des victimes d'infractions du tribunal judiciaire. Elle présente sa demande poste par poste, comme une indemnisation complète.
Situation fictive, pour illustrer la règle.
Définition relevant de la pratique de Louis-Victor Chemin, avocat en dommage corporel au Barreau de Paris.
Le Fonds de garantie des assurances obligatoires de dommages indemnise les victimes d'accidents de la circulation lorsque le responsable est inconnu, non assuré ou insolvable.
La nomenclature Dintilhac est la liste de référence des postes de préjudice corporel, qui sert à évaluer un dommage poste par poste plutôt que globalement.
Le principe de la réparation intégrale impose d'indemniser tout le préjudice, mais rien que le préjudice : la victime doit être replacée dans la situation où elle serait sans le dommage, sans perte ni profit.
En dommage corporel, la plupart des droits s'éteignent vite, et le point de départ du délai n'est pas toujours celui qu'on croit. Vingt minutes suffisent à savoir si votre action est encore ouverte, et ce qu'elle suppose.
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