Les charges du bail commercial sont les dépenses, impôts et taxes que le bail met à la charge du locataire ; depuis la loi Pinel, elles doivent figurer dans un inventaire précis et limitatif, et certaines ne peuvent plus lui être imputées.
Certaines charges ne peuvent pas être mises à la charge du locataire, notamment les grosses réparations de l'article 606 du code civil. Ce qui n'est pas prévu à l'inventaire n'est pas dû.
Ce que cela change
C'est un poste où beaucoup se paie par habitude, sans base. Confronter la clause du bail à l'inventaire légal fait souvent tomber une partie des sommes réclamées ; et le bailleur doit transmettre les justificatifs, pas seulement les tenir à disposition.
Un exemple
Un locataire commercial reçoit chaque année une facture de « charges diverses ». Il compare les postes avec l'inventaire annexé à son bail et demande les justificatifs. Les frais de réfection complète de la toiture, une grosse réparation de l'article 606 du code civil, ne peuvent pas lui être refacturés.
Situation fictive, pour illustrer la règle.
Définition relevant de la pratique de Marie-Pauline Chemin, avocate en droit immobilier au Barreau de Paris.
Les grosses réparations, au sens de l'article 606 du code civil, sont les travaux touchant la structure et le clos-couvert de l'immeuble — gros murs, voûtes, poutres, couvertures, murs de soutènement —, par opposition aux réparations d'entretien.
Le déplafonnement est le mécanisme par lequel le loyer d'un bail commercial renouvelé est fixé à la valeur locative réelle du local, et non dans la seule limite de la variation de l'indice (ILC ou ILAT).
En droit immobilier, la plupart des droits s'éteignent vite, et le point de départ du délai n'est pas toujours celui qu'on croit. Vingt minutes suffisent à savoir si votre action est encore ouverte, et ce qu'elle suppose.
Premier échange gratuit, sans engagement · Marie-Pauline Chemin