On parle de copropriété horizontale lorsque la copropriété porte sur un ensemble de maisons ou de bâtiments distincts, plutôt que sur un immeuble collectif à étages. Le statut de la loi du 10 juillet 1965 s'y applique dans les conditions de son article 1.
La loi régit tout groupe d'immeubles bâtis dont la propriété est répartie par lots, et, à défaut de convention contraire créant une organisation dotée de la personnalité morale, les ensembles immobiliers qui comportent des parcelles ou volumes privatifs à côté de terrains, volumes, aménagements et services communs (article 1 de la loi de 1965).
Lorsque l'immeuble comporte plusieurs bâtiments et que la division du sol est possible, les propriétaires d'un ou plusieurs bâtiments peuvent demander à en être retirés pour constituer une propriété séparée, dans les conditions de majorité de l'article 28.
Une autre organisation est possible, notamment une association syndicale libre ; pour un immeuble déjà soumis au statut, le changement suppose l'accord unanime des copropriétaires (article 1 II).
Ce que cela change
En copropriété horizontale, chacun a le sentiment d'être chez soi dans sa maison, mais l'extension, la clôture ou la façade peuvent rester soumises à l'assemblée générale. Les règles réelles se lisent dans le règlement de copropriété, lot par lot.
Un exemple
Dans un lotissement de maisons soumis au statut de la copropriété, un propriétaire veut agrandir sa maison. Il découvre que le règlement de copropriété soumet l'extension à l'accord de l'assemblée générale. Il fait inscrire sa demande à l'ordre du jour avant d'engager les travaux.
Situation fictive, pour illustrer la règle.
Définition relevant de la pratique de Marie-Pauline Chemin, avocate en droit immobilier au Barreau de Paris.
La copropriété est l'organisation d'un immeuble bâti, ou d'un groupe d'immeubles, dont la propriété est répartie par lots entre plusieurs personnes. Elle est régie par la loi du 10 juillet 1965.
L'association syndicale libre est un groupement de propriétaires voisins, constitué pour la construction, l'entretien ou la gestion d'ouvrages d'intérêt commun, comme une voie d'accès ou des réseaux.
Les parties communes sont les parties des bâtiments et des terrains affectées à l'usage ou à l'utilité de tous les copropriétaires ou de plusieurs d'entre eux, par opposition aux parties privatives réservées à un seul.
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