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Procédure d'appel

Article R121-22 du code des procédures civiles d'exécution

Code des procédures civiles d'exécution · Section unique : Le juge de l'exécution › Sous-section 2 : La procédure › Paragraphe 2 : La procédure ordinaire

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Texte de l'article

En cas d'appel, un sursis à l'exécution des décisions prises par le juge de l'exécution peut être demandé au premier président de la cour d'appel. La demande est formée par assignation en référé délivrée à la partie adverse et dénoncée, s'il y a lieu, au tiers entre les mains de qui la saisie a été pratiquée.

Jusqu'au jour du prononcé de l'ordonnance par le premier président, la demande de sursis à exécution suspend les poursuites si la décision attaquée n'a pas remis en cause leur continuation ; elle proroge les effets attachés à la saisie et aux mesures conservatoires si la décision attaquée a ordonné la mainlevée de la mesure.

Le sursis à exécution n'est accordé que s'il existe des moyens sérieux d'annulation ou de réformation de la décision déférée à la cour.

L'auteur d'une demande de sursis à exécution manifestement abusive peut être condamné par le premier président à une amende civile d'un montant maximum de 10 000 euros, sans préjudice des dommages-intérêts qui pourraient être réclamés.

La décision du premier président n'est pas susceptible de pourvoi.

Version en vigueur (dernière modification : Décret n°2017-892 du 6 mai 2017 - art. 67). Texte relevé le 5 octobre 2026 sur codes.droit.org, qui publie les codes à partir des données de Légifrance. Seule la version publiée sur Légifrance fait foi.

Le commentaire de l'avocat

Le sursis à exécution d'une décision du juge de l'exécution se demande au premier président, par assignation en référé, et n'est accordé que s'il existe des moyens sérieux d'annulation ou de réformation. Jusqu'à l'ordonnance, la demande suspend les poursuites ou proroge les effets de la saisie selon les cas. Une demande manifestement abusive expose à une amende civile pouvant atteindre 10 000 euros : elle doit reposer sur une critique précise de la décision.

Xavier Chemin, avocat en procédure d'appel au Barreau de Paris ·

En pratique

Des moyens sérieux
Le sursis n'est accordé que s'il existe des moyens sérieux d'annulation ou de réformation de la décision.
Un effet immédiat
Jusqu'à l'ordonnance, la demande suspend les poursuites ou proroge la saisie selon le cas ; une demande manifestement abusive expose à une amende civile jusqu'à 10 000 €.

Par Xavier Chemin

Les pages ci-dessous appliquent cet article à des situations concrètes. Cette page a une vocation informative et ne constitue pas une consultation juridique.

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