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Procédure d'appel

Article L111-8 du code des procédures civiles d'exécution

Code des procédures civiles d'exécution · LIVRE Ier : DISPOSITIONS GÉNÉRALES › TITRE Ier : LES CONDITIONS DE L'EXÉCUTION FORCÉE › Chapitre Ier : Le créancier et le titre exécutoire

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Texte de l'article

A l'exception des droits proportionnels de recouvrement ou d'encaissement qui peuvent être mis partiellement à la charge des créanciers dans des conditions fixées par décret en Conseil d'Etat, les frais de l'exécution forcée sont à la charge du débiteur, sauf s'il est manifeste qu'ils n'étaient pas nécessaires au moment où ils ont été exposés. Les contestations sont tranchées par le juge.

Les frais de recouvrement entrepris sans titre exécutoire restent à la charge du créancier, sauf s'ils concernent un acte dont l'accomplissement est prescrit par la loi au créancier. Toute stipulation contraire est réputée non écrite, sauf disposition législative contraire.

Cependant, le créancier qui justifie du caractère nécessaire des démarches entreprises pour recouvrer sa créance peut demander au juge de l'exécution de laisser tout ou partie des frais ainsi exposés à la charge du débiteur de mauvaise foi.

Version en vigueur (dernière modification : LOI n°2014-344 du 17 mars 2014 - art. 12). Texte relevé le 5 octobre 2026 sur codes.droit.org, qui publie les codes à partir des données de Légifrance. Seule la version publiée sur Légifrance fait foi.

Le commentaire de l'avocat

Les frais de l'exécution forcée sont en principe à la charge du débiteur, sauf s'il est manifeste qu'ils n'étaient pas nécessaires au moment où ils ont été exposés ; les contestations sont tranchées par le juge. Un décompte de commissaire de justice se vérifie donc ligne par ligne : chaque acte facturé doit avoir été utile à l'exécution.

Xavier Chemin, avocat en procédure d'appel au Barreau de Paris ·

En pratique

Les frais sans titre restent au créancier
Les frais d'un recouvrement entrepris sans titre exécutoire restent à la charge du créancier, sauf acte prescrit par la loi ; une clause contraire est réputée non écrite.
L'exception du débiteur de mauvaise foi
Le créancier qui justifie du caractère nécessaire de ses démarches peut demander au juge de l'exécution de laisser tout ou partie de ces frais à la charge du débiteur de mauvaise foi.

Par Xavier Chemin

Les pages ci-dessous appliquent cet article à des situations concrètes. Cette page a une vocation informative et ne constitue pas une consultation juridique.

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