Article L452-3 du code de la sécurité sociale
Code de la sécurité sociale · Livre IV : Accidents du travail et maladies professionnelles (Dispositions propres et dispositions communes avec d'autres branches) › Titre V : Faute de l'assuré ou d'un tiers › Chapitre 2 : Faute inexcusable ou intentionnelle de l'employeur.
Indépendamment de la majoration de rente qu'elle reçoit en vertu de l'article précédent, la victime a le droit de demander à l'employeur devant la juridiction de sécurité sociale la réparation du préjudice causé par les souffrances physiques et morales par elle endurées, de ses préjudices esthétiques et d'agrément ainsi que celle du préjudice résultant de la perte ou de la diminution de ses possibilités de promotion professionnelle. Si la victime est atteinte d'un taux d'incapacité permanente de 100 %, il lui est alloué, en outre, une indemnité forfaitaire égale au montant du salaire minimum légal en vigueur à la date de consolidation.
De même, en cas d'accident suivi de mort, les ayants droit de la victime mentionnés aux articles L. 434-7 et suivants ainsi que les ascendants et descendants qui n'ont pas droit à une rente en vertu desdits articles, peuvent demander à l'employeur réparation du préjudice moral devant la juridiction précitée.
La réparation de ces préjudices est versée directement aux bénéficiaires par la caisse qui en récupère le montant auprès de l'employeur.
Version en vigueur (dernière modification : Décret 85-1353 1985-12-17 art. 1 JORF 21 décembre 1985). Texte relevé le 5 octobre 2026 sur codes.droit.org, qui publie les codes à partir des données de Légifrance. Seule la version publiée sur Légifrance fait foi.
Le commentaire de l'avocat
Indépendamment de la majoration de rente, la victime d'une faute inexcusable de l'employeur peut demander à l'employeur réparation de ses souffrances, de ses préjudices esthétique et d'agrément et de la perte de ses possibilités de promotion professionnelle ; en cas de décès, les ayants droit peuvent demander réparation de leur préjudice moral. C'est là que l'indemnisation se rapproche du droit commun. Pour les victimes consolidées à compter du 1er novembre 2026, la nouvelle rédaction du texte vise les souffrances endurées avant la consolidation et l'ensemble des préjudices qui ne font pas l'objet d'une réparation forfaitaire.
Louis-Victor Chemin, avocat en dommage corporel au Barreau de Paris ·
En pratique
- Au-delà de la rente
- En cas de faute inexcusable, la victime peut demander à l'employeur, devant la juridiction de sécurité sociale, la réparation de préjudices que la rente ne couvre pas.
- Vérifier la date de consolidation
- Pour les consolidations à compter du 1er novembre 2026, le texte a été réécrit : la liste des préjudices réparables dépend de cette date.
Les pages ci-dessous appliquent cet article à des situations concrètes. Cette page a une vocation informative et ne constitue pas une consultation juridique.
Où cet article est appliqué sur le site
Que faire dans votre situation
- Mon accident du travail est dû à la négligence de mon employeur : comment faire reconnaître sa faute inexcusable ?
« … ont droit à une indemnisation complémentaire (article L. 452-1 du code de la sécurité sociale) : majoration de la rente et réparation de préjudices complémentaires (article L. 452-3). »
Analyses
- Accident du travail : la rente et le déficit fonctionnel permanent, du revirement de 2023 à la réforme de 2026
« En cas de faute inexcusable, la réparation complémentaire de l'article L. 452-3 vise alors les souffrances endurées avant la consolidation et l'ensemble des préjudices qui ne font pas l'objet d'une réparation forfaitaire. »
Glossaire
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