La convention d'occupation précaire est un contrat autorisant l'occupation d'un local à titre précaire, en raison de circonstances particulières échappant au statut des baux commerciaux.
À la différence du bail dérogatoire, sa précarité ne tient pas à une simple durée courte, mais à des circonstances particulières indépendantes de la seule volonté des parties (immeuble voué à démolition, situation transitoire, autorisation administrative fragile…).
La contrepartie financière est en principe modique, ce qui traduit la précarité réelle de l'occupation.
Requalifiée en bail commercial si la précarité est fictive, la convention est un outil à manier avec prudence : le juge vérifie la réalité des circonstances invoquées.
Ce que cela change
La convention d'occupation précaire est utile pour des situations vraiment transitoires, mais c'est un terrain glissant : si la précarité n'est qu'un habillage pour échapper au statut, le juge requalifie en bail commercial. Je n'y recours que lorsque des circonstances objectives justifient réellement la précarité.
Définition relevant de la pratique de Marie-Pauline Chemin, avocate en droit immobilier au Barreau de Paris.
Le bail dérogatoire est un bail portant sur un local commercial mais échappant au statut des baux commerciaux, à condition que la durée totale des baux successifs n'excède pas trois ans.
Le bail commercial est le contrat par lequel un local est loué pour l'exploitation d'un fonds de commerce, artisanal ou industriel, soumis à un statut protecteur d'ordre public codifié aux articles L. 145-1 et suivants du code de commerce.
Bail commercial, professionnel, dérogatoire ou convention d'occupation précaire : tableau comparatif et critères de choix.
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