La cotitularité du bail est la règle selon laquelle le bail du logement qui sert effectivement à l'habitation de deux époux est réputé appartenir à l'un et à l'autre, quel que soit celui qui l'a signé.
Elle résulte de l'article 1751 du code civil, quel que soit le régime matrimonial et même si le bail a été conclu avant le mariage. Pour les partenaires de PACS, elle suppose une demande conjointe.
Conséquence : le congé donné par un seul époux ne peut produire effet à l'égard de l'autre (Cass. 3e civ., 28 février 1990, n° 88-15.813). En cas de divorce, le juge peut attribuer le bail à l'un des époux.
Ce que cela change
L'époux qui n'a pas signé le bail est locataire à part entière. Encore faut-il que le bailleur connaisse le mariage : à défaut, ses notifications lui sont opposables. Une simple lettre au bailleur protège.
Définition relevant de la pratique de Marie-Pauline Chemin, avocate en droit immobilier au Barreau de Paris.
Le transfert du bail est la poursuite du bail d'habitation, par l'effet de la loi, au profit de proches du locataire décédé ou parti, sans que le bailleur ait à y consentir.
La solidarité permet au créancier de réclamer la totalité de la dette à l'un quelconque des codébiteurs ; elle ne se présume pas et doit être prévue par la loi ou le contrat.
En droit immobilier, la plupart des droits s'éteignent vite, et le point de départ du délai n'est pas toujours celui qu'on croit. Vingt minutes suffisent à savoir si votre action est encore ouverte, et ce qu'elle suppose.
Premier échange gratuit, sans engagement · Marie-Pauline Chemin