Article 12 de la loi du 5 juillet 1985
Loi du 5 juillet 1985 (loi Badinter)
L'assureur qui garantit la responsabilité civile du fait d'un véhicule terrestre à moteur est tenu de présenter dans un délai maximum de huit mois à compter de l'accident une offre d'indemnité à la victime qui a subi une atteinte à sa personne.
En cas de décès de la victime, l'offre est faite à ses héritiers et, s'il y a lieu, à son conjoint.
Une offre doit aussi être faite aux autres victimes dans un délai de huit mois à compter de leur demande d'indemnisation.
L'offre comprend tous les éléments indemnisables du préjudice, y compris les éléments relatifs aux dommages aux biens lorsqu'ils n'ont pas fait l'objet d'un règlement préalable.
Elle peut avoir un caractère provisionnel lorsque l'assureur n'a pas, dans les trois mois de l'accident, été informé de la consolidation de l'état de la victime.
L'offre définitive d'indemnisation doit alors être faite dans un délai de cinq mois suivant la date à laquelle l'assureur a été informé de cette consolidation.
En cas de pluralité de véhicules, et s'il y a plusieurs assureurs, l'offre est faite par l'assureur mandaté par les autres.
Les dispositions qui précèdent ne sont pas applicables aux victimes à qui l'accident n'a occasionné que des dommages aux biens.
Version en vigueur depuis le 1er janvier 1986. Texte relevé le 7 octobre 2026 sur Légifrance, qui fait seul foi.
Le commentaire de l'avocat
L'assureur doit présenter une offre dans les huit mois de l'accident ; si la victime n'est pas consolidée dans les trois mois, l'offre peut être provisionnelle, et l'offre définitive doit suivre dans les cinq mois de la connaissance de la consolidation. Une offre provisionnelle n'est pas un solde de tout compte : elle se discute, et elle ne doit pas conduire à transiger avant que les séquelles soient connues. Toute offre se vérifie poste par poste, au regard de l'expertise médicale : un poste oublié ou sous-évalué se rattrape difficilement après signature. Le retard ou l'insuffisance manifeste de l'offre est sanctionné, ce qui mérite d'être relevé dans la discussion.
Louis-Victor Chemin, avocat en dommage corporel au Barreau de Paris ·
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